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12月16日
Recettes de Noël
Bien cachée au plus profond de la forêt
je vous ai concocté un petit repas.
Rassurez-vous,je n'y ai mis qu'un soupçon
d'amitié,une grosse pincée d'amour et une
pleine louche de bisous.
Pour commencer : Crème brulée au fois gras
(recette volée lors de mon survol en Alsace) Attention, régal !
Préchauffez le four à 100 °C
Ajoutez-lui les jaunes d'œufs, la crème fraîche et le lait.
Rectifiez l'assaisonnement Mixez une nouvelle fois pour obtenir une crème homogène.
Versez-la dans des petits plats à crème brûlée. Faites cuire au four 30 minutes. Laissez refroidir. Réservez.
Cette première étape de la préparation peut être faite la veille.
Un peu avant de servir, saupoudrez les crèmes avec la cassonade
et caramélisez sous le gril du four
en évitant de fairechauffer les crèmes qui doivent rester froide,
le mieux étant d'utiliser un chalumeau approprié. Décorez avec les herbes ciselées et servez aussitôt.
Magrets de canard à la mandarine et au cognac Rincez les mandarines. Prélevez leur zeste et ôtez les membranes blanches.
Séparez les mandarines en quartiers.
Mélangez le vin blanc et le cognac et plongez-y les quartiers
et les zestes des mandarines pendant 15 mn au moins.
Puis retirez les zestes et les mandarines et passez l’ensemble au chinois.
Réservez le vin ainsi que les quartiers de mandarine au chaud.
Pelez et coupez les oignons en quartiers. Dans une grande poêle, faites fondre à feu doux le beurre et dorer
(sans qu'ils brûlent) les oignons pendant 5 mn. Ajoutez les magrets dans la poêle en évitant de les déposer sur les oignons.
Laissez dorer à grand feu pendant 3 mn. Enlevez l'excès de graisse libérée par la cuisson puis cuisez à nouveau
(mais à feu doux) pendant 2 mn. Retournez les magrets et laissez dorer à nouveau 3 mn. Versez dessus le mélange vin-cognac et laissez cuire à feu doux pendant 5 mn.
Ôtez les magrets et les oignons de la poêle et réservez-les au chaud avec les mandarines.
Ajoutez à la préparation dans la poêle le thym, la maïzena
(préalablement diluée dans un petit peu d’eau) et une pincée de noix de muscade.
Laissez cuire cette sauce à feu doux 5 mn.
Découpez les magrets de canard en fines tranches et disposez-les
dans les assiettes des convives (chaudes). Nappez chaque assiette avec la sauce.
Décorez avec les quartiers de mandarines et les oignons confits.
Et pour finir agréablement ce repas de fêtes,
le dessert volé a mes amies Québecoises:
La buche neigeuse de la sucrerie de la Montagne
(recettede Rigaud(Québec)
Bûche neigeuse de la Sucrerie de la Montagne Recette à faire la veille et à garder au frais
Pour faire la génoise : Cassez 5 œufs dans un saladier et ajoutez-y le sucre. Faites chauffer au bain-marie tout en fouettant au batteur pendant 1 min. Retirez le bol du bain-marie mais continuez de fouetter à grande vitesse pendant 20 min.
Faites fondre doucement le beurre tout en retirant l'écume blanche qui se forme. Ajoutez la farine tamisée au mélange œufs-sucre et ajoutez le sucre vanillé et le beurre fondu.
Tapissez la plaque du four de papier sulfurisé. Etalez dessus la pâte confectionnée et faites cuire 8 à 10 min à 220°C. A la sortie du four, décollez la génoise du papier en le mouillant avec un pinceau imbibé d'eau. Couvrez la génoise d'un linge le temps qu'elle refroidit.
Pour faire la crème : Faites cuire le sucre dans 1 dl d'eau jusqu'au "boulé"
(environ 10 min – 1 goutte tombant dans un bol d'eau froide doit former une boule). Fouettez les jaunes dans un bol, versez le sucre cuit dessus en fouettant et continuer pendant env. 10 min. Ensuite incorporez le beurre en morceaux.
Etalez les trois quarts de la crème sur la génoise. Roulez le biscuit serré. Décorez la bûche avec le reste de la crème. Striez la bûche avec les dents d'une fourchette et décorez avec des éléments de Noël. Réservez au réfrigérateur au moins 2 h.
la buche aux marrons glacés Préparation: 20 minutes Réfrigération: 7 heures
Ingrédients : 1 boite de marrons au naturel 150 g de sucre 150 g de beurre 250 g de chocolat noir 3 c. à café de café fort 4 à 6 marrons glacés crème Chantilly feuilles de houx en pâte d'amandes petite boules rouges en sucre
Egoutter et passer les marrons au moulin à légumes
Faire fondre le chocolat avec le café au bain-marie. Y incorporer le sucre. Hors du feu, ajouter le beurre et la purée de marrons.
Bien mélanger pour obtenir une crème homogène
Verser la crème obtenue dans un moule à cake pour former la bûche et mettre 3 h au réfrigérateur
Démouler cette bûche sur un plat et faire dessus des stries avec une fourchette pour imiter l'écorce
Remettre 4 h au réfrigérateur.
Servir la bûche décorée avec de la crème Chantilly,
des marrons glacés et les feuilles de houx en pâte d'amandes.

12月11日
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L'arbre de Noël
Les Celtes considéraient le 24 décembre, comme le jour de la renaissance du Soleil. Ils avaient coutume d'associer un arbre à chaque mois lunaire, ils avaient dédié l'épicéa, qui était l'arbre de l'enfantement, à ce jour-là. Au XIe siècle, les fidèles avaient coutume de présenter des scènes appelées Mystères, dont celle du Paradis. L'arbre du Paradis était souvent symbolisé par un sapin garni de pommes rouges.
C'est en 1521 que le sapin ou arbre de Noël ou encore arbre du Christ a été mentionné pour la première fois en Alsace. Il existe également des documents attestant d'une fête le 24 décembre Au XIIe siècle la tradition du sapin apparait en Europe, en Alsace.
On parle alors de décorer les maisons avec des branches coupées 3 jours avant Noël.
Il était répandu en Alsace et dans la région de Bâle. Il représentait à l'origine l'Arbre d'Eden
dans les mystères joués la veille de Noël sur les bords du Rhin.
Pour le décorer, on attachait des pommes à ses branches.
Il existe également des documents attestant d'une fête le 24 décembre 1510 à Riga
en Lettonie où des marchands dansaient outour d'un arbre décoré de roses artificielles
avant de le brûler.
En 1546, on parle sérieusement d'arbres de Noël quand la ville de Sélestat en Alsace autorise à couper des arbres verts pour Noël, au cours de la nuit de la Saint Thomas, le 21 décembre. Symbole de la vierge, les roses faisaient partie de la panoplie de décoration pour parer les sapins en Alsace au XVIe siècle, ainsi que des pommes, des confiseries et des petits gâteaux qui ressemblaient à des hosties. Les pommes avaient également une valeur symbolique, car sur l'ancien calendrier des saints, le 24 décembre était réservé à Eve et Adam, canonisés par les Eglises orientales. A l'époque l'église considérait l'arbre de Noël comme une pratique païenne et franc-maçonne. Et ce fût le cas jusqu'au milieu du XXe siècle. En fait, avant que la fête de Noel n'existe, il existait déjà un rite paien lors des fêtes du solstice d'hiver : on décorait un arbre, symbole de vie, avec des fruits, des fleurs, du blé.
Plus tard, on accrocha une étoile au sommet de l'arbre, symbole de l'étoile de Bethléem qui guida les Rois Mages. Dès lors il conquit peu à peu les communes protestantes d'Allemagne du nord et les grandes villes et occupa une place de choix dans les églises des deux religions.
Une gravure de 1806, représente un sapin décoré avec des petits personnages, des animaux, des oiseaux et des gâteaux découpés.
En 1560, au moment de la Réforme, les protestants se refusent à représenter la Nativité par une crèche comme les catholiques. Ils préfèrent développer la tradition du sapin de Noël, arbre qui symbolise le paradis d'Adam et Eve et la connaissance du bien et du mal.
La tradition du sapin de Noël se répand dans les pays d'Europe Protestante, en Allemagne et en Scandinavie.
Au XVII et XVIIIe siècle on commence à voir des premiers sapins illuminés. Comme la cire était couteuse, on plaçait des coquilles de nois remplies d'huile à la surface de laquelle une petite mèche flottait ou des chandelles souples que l'on nouait autour des branches. C'est au XIXe siècle que le sapin de Noël prend son essor. Cette coutume de l'arbre de Noël arriva en Grande Bretagne dans les années 1840. La jeune reine Victoria et son époux le roi Albert le firent apprécier dans tout le pays. Les époux mirent l'arbre de Noël allemand avec ses lumières brillantes au centre de la fête familiale de Noël au château de Windsor.
Il fit ensuite son apparition aux Etats Unis à la Maison Blanche.
En France, l'arbre de Noël fut introduit à Versailles par Marie Leszcynska, femme de Louis XV en 1738.
En 1837 Hélène de Mecklembourg, duchesse d'Orléans et d'origine allemande fait décorer un sapin aux Tuileries.
Cette tradition se généralisa après la guerre de 1870 dans tout le pays. Les Emmigrés d'Alsace-Lorraine font largement connaître la tradition du sapin aux français : "Là où il y a une famille alsacienne, il y a un sapin de Noël". A la fin du XIXe siècle tout le pays l'a adopté.
C'est à partir de 1880 qu'on a pu voir les premières décorations avec des ampoules électriques aux Etats Unis. Mais c'était tout de même rare car au au début du siècle le prix d'une guirlande d'ampoules représentait un salaire hebdomadaire moyen.
Jusque dans les années 1950 c'est l'Allemagne et les pays d'Europe de l'est qui restent le coeur de production des ornements d'art.
Les artisans travaillaient de nombreaux matériaux comme le verre soufflé, filé, moulé, le métal, la cire et le bois.
On fabriquait aussi des petits personnages en coton, des cheveux d'anges métalliques (origine lyonnaise).
La boule de Noël qui décore les sapins est née à Meisenthal en Moselle.
Traditionnellement, on y accrochait des pommes mais en 1858, l'hiver fut si rigoureux qu'il n'y eu plus de pommes. Un artisan verrier eut l'idée pour donner quand même un peu de joie à la fête de créer des boules représentant une pomme et d'autres fruits.
La boule de Noël était née.
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12月7日
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La sorcière et le Père Noël
La sorcière Marie-Christine est amoureuse du Père Noël. Et tous les soirs depuis longtemps,
elle s'endort en soupirant : « Mais qu'il est beau ! Mais qu'il est grand ! Ah ! que je l'aime...
un peu... beaucoup... passionnément ! »
Alors, cette année, c'est décidé, elle va l'épouser.
Elle se met du rouge à ongles, du rouge à lèvres, du rouge à joues, et puis du vert sur les paupières,
c’est de bon goût chez les sorcières. Et elle s'envole chez le Père Noël lui annoncer la bonne nouvelle.
Mais le Père Noël rit de bon coeur : - Enfin, Marie, ça fait des milliers d'années que je suis célibataire,
ce n’est pas pour épouser aujourd'hui une sorcière !
Marie-Christine se jette à ses pieds :
- Oh, Père Noël, s'il te plaît, je te bichonnerai, je ferai tes paquets, laisse-moi essayer de te plaire.
Comme c'est bientôt Noël, le Père Noël ne veut surtout pas qu'une seule personne pleure ce jour-là,
alors il installe une petite chaise pour Marie-Christine dans son atelier.
Le premier jour, elle est enchantée. Elle frise quelques rubans et elle soupire régulièrement :
- Père Noël, Père Noël... un petit baiser ! Mais le Père Noël répond en riant :
- Plus tard, Marie, je travaille !
Alors, au bout d'un moment, elle s'ennuie terriblement.
Alors, pour se changer les idées, tac ! elle transforme un joli nounours en monstre gluant et dégoulinant.
Mais le renne Aristide l'a vue. Alors, tchac ! elle le fait disparaître.
Du fond de son atelier, le Père Noël dit : - Allons, Marie, ne te laisse pas aller, tu es venue pour nous aider,
pas pour nous faire rater Noël. Rends-moi mon renne.
Toute gênée, Marie-Christine fait réapparaître Aristide.
Le lendemain, elle installe sa chaise plus près de celle du Père Noël.
Comme ça, elle peut le regarder et puis lui demander : - Père Noël, Père Noël... un petit baiser !
Mais le Père Noël répond en riant : - Plus tard, Marie je travaille.
Elle recommence à s'ennuyer. Alors, tac ! elle transforme une poupée en crapaud, et tac ! une autre en araignée.
Mais le gnome Isidore l'a vue. Pour qu'il se taise, elle le fait disparaître.
Du fond de son atelier, le Père Noël crie : - Allons, Marie, ne te laisse pas aller.
Tu es venue pour me bichonner, pas pour faire disparaître mon gnome préféré.
Toute gênée, Marie-Christine fait réapparaître Isidore.
Le troisième jour, les rennes et les gnomes surveillent de près Marie-Christine.
Et au premier sort qu'elle jette, ils se mettent tous à crier : - Père Noël, la sorcière abîme notre travail,
ce n'est plus possible, il faut qu'elle s'en aille !
Alors, bien tranquillement, le Père Noël s'en va farfouiller dans sa malle à courrier et il dit :
- Écoutez-moi ces lettres-là !
« Cher Père Noël, voilà deux ans que je rêve d'avoir un monstre gluant et dégoulinant ... »
« Cher Père Noël, j'en ai assez des poupées à habiller et à coiffer,
j'aimerais tellement un jeu de crapauds avec des araignées »
« Cher Père Noël, tu m'as déjà donné un déguisement de fée et je t'en remercie, mais cette année,
ce qui me fait envie, c'est une panoplie de sorcière. »
- Vous voyez, ajoute le Père Noël, des lettres comme ça, j'en ai des milliers.
Alors, heureusement que Marie s'est proposée si gentiment pour nous aider ! Elle a bien travaillé.
En bonne sorcière, elle nous a fait un tas de jouets que l'on n'aurait jamais su faire.
Marie-Christine regarde ses pieds, elle est un peu fière et très gênée. Et le Père Noël ajoute :
- Alors, pour la remercier, nous allons l'inviter à réveillonner !
Le soir du réveillon, le Père Noël demande : - Marie, pour Noël, j'aimerais bien t'offrir un cadeau.
Choisis ce que tu veux dans tout mon atelier. Évidemment, Marie-Christine bredouille :
- Père Noël, Père Noël... un petit baiser. Et elle sort de derrière son dos un cadeau qu'elle a préparé.
Elle commence à expliquer : - Voilà, c'est pour toi, c'est une petite liqueur qui aide à digérer...
Mais le Père Noël l'interrompt : - Allons, Marie, n'essaie pas de m'entourlouper.
Ca ne serait pas plutôt une grosse potion... d'amour ?
Marie-Christine est toute gênée, elle rougit de la tête aux pieds.
Alors, le Père Noël met sur un sucre une petite goutte de potion. Pas trop, pour ne pas se retrouver marié,
mais juste assez pour avoir envie de déposer sur la joue de Marie un petit baiser en murmurant :
- Joyeux Noël, Marie-Christine!
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12月6日
La veillée de Noël, c'était autrefois ce temps d'attente joyeuse qui précédait la messe de minuit.
Un temps pensé, rythmé, conçu de façon différente selon les régions de France.
Quelques exemples picorés deci delà…
Les morts sont de la fête… Dans de nombreuses régions, il semblait naturel d'associer les disparus
à la préparation de Noël puisque la " bonne nouvelle " les concerne autant que les vivants !
Ainsi, en Alsace, on nommait " fête de la souvenance " cette veillée du 24 décembre.
Le souvenir des absents y est évoqué autour du sapin, à la lueur des bougies, par toute la famille réunie.
En Bretagne, on priait pour les trépassés dès que commençait la veillée,
c'est-à-dire dès que l'on pouvait compter dans le ciel neuf étoiles,
correspondant aux neufs mois d'attente de la Vierge avant la naissance du Christ.
On disait que la bûche de Noël les réchaufferait et, avant de partir à la messe,
on laissait pour eux sur la table du pain et du beurre.
En Corse, on laissait aussi pour eux les portes ouvertes toute la nuit et des victuailles…
qui avaient en général disparu le lendemain !
En Languedoc, c'était un demi-verre de vin, du pain, du sel et un couteau, îen signe d'hospitalité,
Enfin, dans les Hautes-Alpes, on buvait à la santé des absents en fin de veillée. … et les animaux aussi .
Un peu partout, les animaux recevaient double ration de litière.
À la fois pour les remercier d'avoir réchauffé l'enfant Jésus de leur haleine dans la crêche
et en souvenir des moutons qui, avec les bergers, avaient été les premiers à venir l'adorer.
Dans les Ardennes et dans les Pyrénées, on ajoutait qu'il fallait les laisser fêter Noël entre eux,
le 24 décembre entre onze heures et minuit.
L'inconscient qui aurait franchi à ce moment-là la porte de son étable aurait immanquablement
appelé le malheur sur lui dans l'année…
En Auvergne et en Limousin, la tradition affirmait que les bœufs avaient cette nuit-là le don de la parole,
et qu'ils cessaient de ruminer au douzième coup de minuit pour ne pas réveiller le nouveau-né divin…
Dans la majeure partie de la France, le soir du 24 décembre, on allume la bûche de Noël,
qui n'est pas un gâteau mais une pièce de bois, mise à flamber le plus longtemps possible
à l'image de la Lumière de Dieu. En Aquitaine, en Champagne et dans les Pyrénées,
il fallait que cette bûche puisse flamber au moins pendant sept à douze jours,
c'est-à-dire si possible jusqu'à l'Épiphanie. Les cendres étaient ensuite conservées pour protéger le foyer et les récoltes.
Dans les Ardennes, on ne la mettait parfois à brûler qu'après l'avoir fait bénir à la messe de minuit.
Ensuite, on en gardait un bout sur le buffet pour se porter chance ou bien, pour la même raison,
on en jetait un morceau le jour de l'An dans le puits de la maisonnée.
En Auvergne, on dessinait une croix sur la bûche avant de la mettre à brûler,
pour protéger la famille pour l'année à venir. En Bourgogne et en Franche-Comté,
la bûche était creusée et remplie de bonbons, fruits secs ou fleurs séchées,
que les enfants devaient découvrir avant qu'on ne mette le bois dans l'âtre.
Parfois, on laissait un homme veiller sur la flambée avec un fusil tandis que le reste de la famille
se rendait à la messe de minuit car, si un démon venait l'éteindre, un malheur était certain.
En Bretagne, on la décorait de guirlandes, de rubans, de houx, de lauriers et l'homme le plus âgé de la maison,
à jeun depuis midi, l'arrosait d'eau bénite avant de la déposer dans l'âtre.
À l'inverse, dans les Charentes et le Poitou, la bûche était bénie par le plus jeune de la famille.
Ensuite, avant de brûler, elle était l'objet d'une lutte rituelle entre deux groupes représentant
les bons anges et les esprits mauvais (qui perdaient bien sûr !).
Dès qu'elle commençait à flamber, chaque membre de la famille devait venir la frapper :
autant d'étincelles, autant de vœux exaucés !
En Languedoc, c'était aussi le plus jeune de la maisonnée qui la bénissait et lui jetait du sel,
du pain et du vin avant d'y mettre le feu. Là encore, ses cendres portaient bonheur.
En Limousin, on ne la coupait que le soir même. On en en gardait soigneusement les coppeaux
et les cendres que l'on répandait dans les champs pour obtenir de bonnes récoltes.
En Lorraine, la " queue " de la bûche qui dépassait de la cheminée pouvait permettre à un garçon,
s'il se plaçait à côté, de signifier qu'il aimait l'une des demoiselles de la maisonnée !
En Provence, on lui attribuait des vertus prédictives. En Touraine enfin, on plaçait une chaise près
de la cheminée, car, disait-on, la Vierge venait parfois se chauffer à la bûche de Noël pendant la messe de minuit.
Le grignotage de la veillée
Les veillées étaient aussi l'occasion de chants, de jeux, de rires…
et d'un premier et frugal repas de fête. Dans les Ardennes, on mangeait ainsi des gaufres, des brioches
et des " bourdes de Noël ", tandis qu'on éclairait la pièce avec des morceaux de sucre
recouverts d'alcool et mis à flamber.
En Auvergne, c'était une grosse brioche qu'on se partageait auprès des bougies allumées
. En Bretagne, des pains ronds, des crêpes chaudes et des verres d'eau.
En Languedoc, un excellent vin accompagné de fruits confits, ou parfois un bon repas mais sans poisson ni viande.
Dans les Pyrénées, le plat traditionnel de morue sècle salée, en ragoût.
Dans tous les cas, il ne s'agissait que de dîners légers : le grand repas de fête n'était prévu que le lendemain,
le 25 décembre, véritable jour de Noël.
12月5日
La nuit de Noël
La nuit de Noël est parfois appelée la nuit des merveilles. On dit en effet que, cette nuit- là, les animaux parlent couramment.
Il suffit de prêter l'oreille pour entendre leurs prédictions.Les arbres se mettent à reverdir,
et leurs branches se couvrent de fleurs et de fruits descendus du paradis.
Entre le premier et le douzième coup de minuit, les trésors sortent de leurs cachettes et sont révélés à tous.
Mais, au douzième coup de l'horloge, tout disparaît à nouveau dans l'ombre.
En Bretagne, on dit que l'Ankou, inquiétant personnage vêtu de noir et porteur d'une faux,
symbolisant la Mort, entre dans les églises au moment de la messe de minuit et effleure de son doigt
squelettique ceux qui mourront dans l'année.
C'est également cette nuit-là que les dragons s'éveillent de leur long sommeil d'une année
et dansent au clair de lune en compagnie des licornes au pelage de lune et au sang d'argent.
On raconte qu'un vieux paysan sceptique refusait de croire aux miracles de la nuit des merveilles.
Le fait, notamment, que les animaux se mettent à parler le langage des hommes lui semblait totalement improbable.
Pour en avoir le coeur net, une nuit de Noël, il laissa les siens se rendre à la messe de minuit
et se cacha au fond de son étable pour épier ses animaux.
Au moment où, à l'église, sonna la cloche de l'élévation, il vit ses boeufs fléchir les genoux pour prier.
Quand ils eurent achevé leur oraison, ils se mirent à converser familièrement en langage humain,
de sorte que le paysan put comprendre tout ce qu'ils disaient. - L'année va bien mal commencer, soupira le premier.
Nous allons avoir un méchant travail à accomplir. - Pourtant, dit le second, les labours sont terminés,
les récoltes sont rentrées et le bois est charrié pour l'hiver.
- Oui, mais demain nous aurons à traîner un lourd cercueil jusqu'au cimetière, car notre maître,
homme sans foi, va mourir ce matin même.
A ces mots, le paysan poussa un cri d'épouvante.
En rentrant de la messe, les siens le trouvèrent étendu sans vie sur le sol de l'écurie.
Depuis lors, les animaux continuent à parler couramment durant la nuit sainte,
mais plus personne n'a cherché à surprendre leur conversation.
En basse Bretagne, la nuit des merveilles est appelée la noz Petquent.
Lorsque les douze coups de minuit sonnent au clocher du village, on dit que des légions de korrigans,
de poulpiquets, de teus et de korils quittent leurs demeures souterraines pour s'en aller courir sur les grèves de sable blanc
et les landes couvertes d'ajoncs.
Près des fontaines et des cours d'eau, on entend alors chanter les lavandières de nuit,
les gardiennes des sources et les fées des bois.
C'est l'heure où les dolmens s'entrouvent, laissant voir les trésors immenses qu'ils recèlent.
Les cromlechs dansent en rond le dans an dro au sommet des montagnes chauves.
Les pierres branlantes oscillent sur leur base. Entre les douze coups de minuit,
les menhirs de Carnac rompent leur sage alignement et se mettent à galoper comme des taureaux furieux
vers l'anse de Saint-Colomban ou la rivière d'Etel.
Là, ils plongent leur museau de pierre dans la mer et boivent à longs traits.
Une fois leur soif étanchée, lorsque résonne le douzième coup, ils reviennent prendre leur place,
où ils demeureront sans bouger jusqu'au Noël suivant.
La même nuit, le menhir de La Houssaye, à trois kilomètres de Pontivy, s'en va boire à une fontaine voisine.
C'est le seul moment où il est possible de découvrir les trésors qu'il protège et de s'en emparer.
Mais son absence ne dure que le temps des douze coups de minuit, et quiconque oserait se pencher sur
le trou laissé par le bloc de granit risquerait d'être écrasé à son retour.
Les menhirs de haute Bretagne se déplacent aussi : celui de Jugnon s'en va boire à la rivière d'Arguenon,
tandis que celui qui se trouve au sommet du bois de Mont-Beleux est soulevé par un merle
entre les douze coups de minuit.
Cette nuit-là, les sorcières s'en vont dans les bois nu pieds, en chemise, et cueillent l'herbe d'or
en glissant la main droite sous la main gauche.
Grâce à cette herbe magique, les pierres divagantes s'arrêteront devant elles pour leur livrer leurs richesses.
Sans cette protection, les sorcières seraient écrasées par les masses de granit avant de pouvoir leur dérober leurs trésors.
Et, même si elles parvenaient à s'enfuir à temps et à éviter la collision avec les pierres devenues folles,
les écus d'or et les pierreries rutilantes qu'elles seraient parvenues à voler se transformeraient chez elles en feuilles mortes,
en blocs de charbon ou en coquillages nacrés.
De tous les endroits de basse Bretagne où se regroupent les fées blanches et les petits dus au cours
de la nuit des merveilles, le plus fabuleux est la Lew-Drez, la "lieue de grève",
qui domine le grand rocher bleu de Roc' Hél-Glas (ou Roc Hellas).
Au milieu de cette grève, à marée montante, lorsque le premier coup de minuit retentit
au clocher du bourg Saint-Michel, s'ouvre une caverne immense remplie de trésors d'une richesse
telle qu'aucun roi au monde n'en a jamais possédé de semblables.
Il s'y trouve de l'or à foison, des pierreries, des joyaux et des tissus fins.
L'objet le plus précieux se situe tout au fond de la grotte, dans la dernière salle.
Il s'agit d'une coupe qui confère tous les pouvoirs à celui qui parvient à s'en rendre maître.
Cependant, aucun aventurier n'a jamais réussi à s'emparer de la coupe enchantée,
qui n'est pourtant gardée ni par un dragon au souffle délétère ni par des soldats en armes.
Ce sont de pures jeunes filles qui la protègent. mais ces vierges sont si belles que celui qui les contemple
en oublie la coupe et les douze coups de minuit qui retentissent au clocher.
Au douzième coup, en effet, les parois de la grotte se referment, et quiconque demeure à l'intérieur se retrouve à jamais prisonnier.
De mémoire d'homme, jamais personne n'est revenu vivant de cette expédition.
A Plouliliau, dans le Finistère, on raconte qu'un mendaint révéla à un brave jeune homme répondant
au nom de Jean Skouarn que, la nuit de Noëll, la mer s'entrouvrait sur la grève pour laisser voir un château
magnifique à l'intérieur duquel une belle princesse demeurait captive.
Pour la délivrer et entrer en possession de ses nombreux trésors, il fallait traverser toutes les salles du château
entre le premier et le douzième coup de minuit sans s'arrêter un seul instant.
Dans la dernière salle se trouvait une baguette magique qui conférait tous les pouvoirs à celui qui s'en emparait à temps.
S'il n'y réussissait pas, il était en revanche transformé en statue.
Jean Skouarn tenta l'aventure, et traversa toutes les salles sans s'attarder sur les mystères qu'elles recelaient.
Il aperçut dans la première salle de splendides trésors.
Dans la deuxième, des dragons et des animaux féroces qui menaçaient de se jeter sur lui.
Dans la troisième, de langoureuses jeunes filles qui tentèrent de le séduire.
Dans la quatrième, les statues des aventuriers qui avaient tenté leur chance avant lui.
Enfin, il parvint dans la dernière salle, où se trouvait la baguette, qu'il saisit au moment même
où résonnait le douzième coup de minuit.
C'est ainsi que le brave Jean Skouarn put délivrer la princesse qu'il épousa bientôt, et emporter tous les trésors du palais.
Avec une partie d'entre eux, il fit construire une chapelle dans laquelle on peut se recueillir encore aujourd'hui.
La même nuit, dans la baie des Trépassés, la mer laisse voir pendant une heure la ville d'Ys,
engloutie à cause des péchés de ses habitants.
Saint Correntin vient y célébrer la messe de minuit dans la cathédrale illuminée.
Au moment où l'office va s'achever, le saint se tait, se tourne vers les fidèles et attend.
Il suffirait alors qu'un mortel suffisamment courageux descende sous les flots, entre dans la cathédrale engloutie
et prononce ce seul mot, "amen", pour que la ville d'Ys sorte de l'eau et renaisse au soleil.
Mais on dit aussi que, le jour où Ys revivra, Paris plongera sous les flots et la France changera de capitale.
12月2日
Le pére Janvier ou Bonhomme l'année
Jusqu'au XXeme siècle dans le Dauphiné et la plupart des vallées des Alpes,les cadeaux de Noël
étaient en fait plutôt des cadeaux de nouvel an ,offerts aux enfants le 1 er Janvier.
Les présents n'étaient ainsi distribués,ni par le Père Noël,ni par St Nicolas mais par un vieil
homme que l'on appelait suivant les villages le Père Janvier ou le bonhomme l'Année.
On racontait aux enfants qu'il descendait par les cheminées apporter ses présents comme le
Père Noël aujourd'hui.
On appelait parfois ce généreux donateur Janvier Grégui,c'est à dire : portant des guètres(les
guètres sont des chausses permettant de marcher dans la neige),ou bien parfois : parrain
Zeugni (du mot seugnes:étrennes).
Il déposait de petites choses,surtout des produits consommables,des friandises et des fruits secs,
mais parfois aussi de petits personnages en fer blanc,une trompette ou une poupée.
Ce vieux bonhomme s'est maintenu jusque dans les années 50,avant d'être détroné par le Père Noël.
L'idée d'utiliser le houx est venue du nord de l'Europe jusque dans le Dauphiné.
Le houx a été associé à Noël parce qu'il reste vert au coeur de l'hiver et évoque ainsi
la vie éternelle ou la vie plus forte que la mort.
Quant au gui,qui lui aussi reste vert,il était une plante si sacrée que deux ennemis se rencontrant
sous le gui devaient déposer les armes et respecter une trève jusqu'au lendemain.
Accrocher un bouquet de gui à la porte de sa maison est gage de paix,un baiser sous le gui,
gege d'amour ou d'amitié.
Mon ami Fangorn a su décéler en moi la sorcière bonne vivante que je suis et a surtout
repéré mon nez souvent rouge : il s'est donc dit -"cette petite sorcière doit aimer le
bon vin,aussi m'a t'il envoyé cette superbe étiquette de vin d'Alsace (je regrette simplement
qu'il ait bu toute la bouteille sans m'en laisser une goutte mais bon......
 11月27日
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Les envoyés de l'hiver
C'était un matin de novembre,ce matin là,comme tous les matins,Ginette se rend au
parc,elle a dans sa main des morceaux de pain qu'elle destine aux oiseaux.
Lorsqu'elle arrive ce jour là,tout est calme et silencieux.
Il n'y à pas d'oiseaux sur les branches nues des arbres.Seules quelques feuilles brunies
crissent sous ses pas,les oiseaux sont partis,la plupart vers les pays du soleil et les
autres,ceux qui restent,se cachent à l'abri du froid.
Ginette est bien seule......
Elle voit soudain apparaître au dessus du vieil orme un oiseau magnifique,ses ailes
blanches,bordées de rouge,son corp est bleu et son bec est doré.
Jamais elle n'avait vu un aussi bel oiseau.
Délicatement il se pose sur une banche,Ginette est émerveillée.
Mais d'où peut provenir cette voix ? elle se retourne,l'oiseau ouvre ses ailes et des
flocons de neige tombent sur le sol.
- Je suis l'envoyée de la neige,je m'appelle Nixia,je fais tomber les flocons.
En ouvrant ses ailes,l'oiseau fait naître une vrai chute de neige autour de l'arbre.
- Alors tu fais l'hiver !
- Oui et non,enfin c'est pas moi toute seule,si tu veux je vais te raconter:
Dans le nord du pays,vit Monsieur Hiver,chaque année à la même époque,il
nous envoie dans toutes les régions pour y porter son message.
Nous sommes trois envoyés:moi Nixia,mon ami Brrr l'envoyé du froid et
Blizzz l'envoyé du vent du Nord,c'est nous trois qui faisons l'hiver.
- Oh ! mais c'est super ! j'aime tant la neige,tu as de la chance.
- C'est vrai ,moi j'ai le beau rôle,mais Brrr,lui on l'aime pas.
Au même moment,un souffle glacé fait frissonner Ginette et un oiseau vert
vient se poser à coté de Nixia.
- Toi,je parie que tu es Brrr,dit Ginette.
-Bien vu,je suis l'envoyé du froid.
- Alors,j'aimerais bien avoir un gros glaçon sur le bord de ma fenêtre.
- Pas de problème,je vais te le faire,mais avant il faut que je gèle les cours
d'eaux,les patinoires et que je mette du givre sur les carreaux.
Allons,je parle,je parle,il est grand temps que je me mette au travail,
attention je vais te frigorifier.
Ginette enfonce ses mains dans ses poches ,mais ses petits doigts s'engourdissent.
Son nez devient rouge,il est l'heure de rentrer,sa maman va s'inquiéter.
Elle quitte ses nouveaux amis tres heureuse,elle se dit que demain elle verra le
troisième envoyé,ce sera alors vraiment l'hiver.
Le lendemain,Ginette se rend vite compte que l'envoyé du vent du Nord est arrivé.
On l'entend qui siffle à travers la cheminée,elle enfile ses vétements et se rend au parc.
Dans l'orme,il n'y a qu'un seul oiseau,tres grand et tout gris,ses plumes sont ébouriffées.
Dès qu'il aperçoit Ginette il lui crie :"veux-tu une tempête,un ouragan,une tornade....
"je suis Blizzzz,l'envoyé du vent,où sont mes amis ?
Au moment où il pose la question,Brrr arrive et se pose sur la même branche,il à
l'air inquiet,il cherche quelqu'un et se met à siffler.
- As-tu vu Nixia ? demande t'il à Ginette,où est-elle passée ?
Ginette le sent inquiet,à son tour elle est triste,si la neige ne revenait pas,ce serait
épouvantable......elle entend un bruit qui vient de sa maison.
Un éclair bleu traverse la fenêtre du grenier,Ginette à compris aussitôt.
Elle se précipite chez elle et grimpe au grenier et ouvre la fenêtre à Nixia.
-Merci de me secourir,la fenêtre était ouverte hier soir alors je suis rentrée pour
me reposer,le vent l'a refermée et je ne pouvais plus sortir.
Et Nixia s'envole en direction du grand orme.
Lorque Ginette revient dans le parc,les trois oiseaux sont réunis et font leur plan.
- Je propose de faire une grosse tempête ,dit l'un d'eux.
Ginette se permet d'intervenir :
- J'ai quelque chose à vous demander.Comme tous les enfants,j'aime la neige,
mais trop de froid et trop de vent nous empêche de jouer.
Trop de neige aussi bloque les routes et nos parents ont peur de rouler en voiture.
Un peu des trois ce serait suffisant,juste pour cet hiver,qu'en pensez-vous ?
Les trois oiseaux se regardent et hochent la tête.
- D'accord,on va te faire le plus beau des hivers:pas trop de froid,pas trop de
vent,avec juste assez de neige.
Personne n'a jamais su pourquoi,
cette année-là,l'hiver à été si doux.
Personne ?
Si.
Il y a eu Ginette et puis,
Il y a vous.....
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11月20日
Je vois pas pourquoi il n'y aurait que cette peste de Mamie-Gateau qui
aurait le droit de vous donner ces recettes ,aussi comme de mon
voyage en balai au dessus de l'Alsace, j'ai ramené quelques
recettes de gateaux de Noël ,je vous les offre de bon coeur:
Préparation : 20 mn Repos : 1H Cuisson : 25 mn Four : 180° C
Ingrédients: Pour 80 pièces environ Ingredients : 100 g de beurre 120 g de sucre 1 oeuf 60 g de chocolat en poudre 1 cuillère à soupe de café soluble 75 g pignons ou de noisettes moulus 100 d de pignons entiers 115 g de farine Pour glacer : 100 g de sucre glace, 4 cuillère à café de blanc d'oeuf & 1 cuillère à café de jus de citron.
A vos chaudrons : Travailler le beurre et le sucre en mousse. Ajouter l'oeuf. Incorporer le chocolat, le café, les pignons et la farine. Travailler le tout. Abaisser sur 1 cm d'épaisseur sur une plaque beurée. Faire cuire à feux doux, à 180°C, (th.6), pendant 25 minutes. A la sortie du four, détacher de la plaque avec la spatule. Préparer la glaçage et napper à chaud. Découper la pâte chaude en bâtonnets.
Et évidemment le célebre gateau alsacie
Le Kougelhopf
Préparation : Environ 20 min Repos : Moins de 15 min Cuisson : 45 min Four : th 7 = 180°
Ingredients : 190 g de lait 375 g de farine 75 g de sucre en poudre 110 g de beurre ramolli 7.5 g de levure de boulanger fraîche amandes émondées 8 g de sel fin 1 œuf 90 g de raisins secs sucre glace
A vos chaudrons : Préparer tous les ingrédients. Dans la cuve du batteur, diluer la levure de boulanger dans le lait tiède. (attention à la température du lait. S'il est trop chaud, il tuera la levure et la pousse de la pâte se fera mal). Ajouter l’œuf entier, la farine le sel et le sucre. Il est important de respecter l'ordre de ces ingrédients. Mélanger au batteur électrique avec le crochet pendant environ 20 minutes jusqu'à ce que la pâte se détache de la cuve du batteur. Ajouter le beurre ramolli et les raisins secs et battre à nouveau pour incorporer ces derniers ingrédients à la pâte. Corner les parois de la cuve et laisser pousser dans un endroit tiède à couvert pendant 30 mn. Beurrer un moule à kouglopf, parsemer sur le fond les amandes émondées entières. Rompre la pâte et la disposer au fond du moule en forme de couronne. Couvrir à nouveau d'un torchon sec et laisser pousser dans un endroit tiède. Lorsque la pâte effleure le bord du moule, enfourner à 180°C pendant 45 minutes environ. La surface du kougelhopf colore durant la cuisson. Au terme de la cuisson, sortir du four et démouler sur une grille. Laisser refroidir. Au moment de servir, saupoudrer de sucre glace. À consommer sans modération.
Hé,hé,bon appétit!!!!
11月14日
Dans un peu plus d'un mois c'est Noël et je me demande depuis quelques jours si le
Père Noël n'a pas oublié la date,on ne sait jamais,il commence à se faire vieux.
Aussi pour en avoir le coeur net,cette nuit j'ai grimpé sur mon balai et je suis allée voir.
Je m'étais un peu renseignée avant et on m'avait dit qu'il habitait en Laponie,alors j'ai
enfilée un gros manteau bien chaud car là-bas brrr.....et avant!
Quand je suis arrivée sur le cercle polaire,une autre sorcière que j'ai croisée,m'a dit :
" va jusqu'a Rovaniémi et là tu trouveras son village,tu ne peux pas te tromper".
Et enfin d'en haut je l'ai aperçu :
C'est beau n'est ce pas,mais bon maintenant il faut que je le trouve et que je vois ce qu'il fabrique.
Je crois qu'il est en pleine réflexion pour organiser son voyage,c'est bon signe.
Ah c'est bien,il n'oublie pas de nourrir ses rennes,surtout Dancer qui est le chef,il le faut car le voyage sera long.
Hou la,la au secours,il m'a vu....Pourtant je m'étais rendue invisible pour surveiller si il n'oubliait
personne,mais j'avais oublié que si vous vous ne pouvez pas me voir,lui il peut.
Aïe,aïe ça va chauffer pour moi vite je m'envole!!!!!!
Je suis rassurée,tout à l'air prêt,mais je reviendrais quand même de temp en temps jeter un oeil!!!!
11月9日
Mes secrets de sorcière
Impossible en ce moment d'aller dans les champs ou dans mon jardin pour cueillir
mes plantes et mes herbes donc il faut que je me contente des huiles essentielles,
par ailleurs c'est très pratique mais surtout tres important:respectez les doses.
Désodorisant aux huiles essentielles
15 ml(1 cuill à soupe) d'huile essentielle
Eucalyptus
menthe poivrée
lavande
600 ml d'eau.
Faites bouillir l'eau,laissez-la refroidir et versez dans un bocal,puis ajoutez progressivement les
huiles.Fermez le couvercle et agitez pour bien mélanger.
Transvasez le mélange dans un vaporisateur.
Pour obtenir un répulsif efficace contre les insectes,en particulier les puces,remplacez la
lavande par 5 ml (1cuill à café)de menthe pouliot.
Pour entretenir les métaux
Huile essentielle de thym
Pressez les citrons et versez le jus dans un bol,ajoutez le sel et mélangez jusqu'à ce que
le sel soit complétement dissous.
Ajoutez 1 ou 2 gouttes d'huile essentielle de thym et mélangez bien.
Appliquez le produit sur l'objet à nettoyer
avec un chiffon et frottez bien.
Lavez avec de l'eau savonneuse et rincez.
Esssuyez avec un chiffon doux pour faire briller.
(c'est génial pour le cuivre et le laiton)
150ml d'huile de lin vierge
85 ml de vinaigre de cidre
Utilisez un verre gradué(un vieux dont vous ne vous servez plus) pour mesurer les quantités,
versez la térébenthine et l'huile de lin dans unbocal de verre (un bocal à conserves est idéal).
Ajoutez le vinaigre de cidre et l'alcool à bruler,fermez bien le bocal et agitez vigoureusement puis
transvasez dans une bouteille ou dans un flacon,fermez hermétiquement.
Cette encaustique se conserve des mois
dans un placard fermé.
Il vous suffira de l'agiter avant de vous
en resservir sur vos meubles.
11月2日
Pour répondre à la question de Mo,mon billet précedent as été écrit en priorité a cause de
mon survol de Strasbourg mais aussi parce qu'il coïncide avec les Fêtes de Toussaint.
Ma relation avec la fin de la vie est assez complexe,donc les morts ne m'effraye pas (j'ai
beaucoup plus de crainte avec certains vivants).
Et en bonne sorcière qui se respecte,j'aime survoler les cimetières,j'y trouve un certain
apaisement et le silence qui y règne dit tellement de choses à ceux qui y prêtent une
Donc pour faire également plaisir à ma Clo,voici les photos de mon dernier vol.
Le cimetière du Père Lachaise
Le cimetière du père-La chaise est aujourd'hui le plus important et le plus remarquable par son
étendue,sa distribution,la beauté des points de vue,le nombre(69000 tombes environ) et la richesse
des monuments qu'il renferme.
Le lieu qu'il occupe fut autrefois célebre ,et fut connu sous différents noms.
On rapporte qu'un riche marchand de la capitale,frappé par sa beauté,y acheta un terrain,
nommé alors le Champ-l'éveque,et y fit construire une maison que les jaloux nommèrent
La folie Régnault,nom de son propriètaire.
Les Jésuites firent l'acquisition de cette maison en 1626,et Louis XIV,encore enfant,y fut
témoin,dit-on,de la fameuse bataille livrée dans le Faubourg St Antoine,par le Maréchal
Turenne au Prince de Condé,chef alors des Frondeurs.
Depuis ce temps,ce lieu fut appelé Mont-Louis,et fut donné en 1675 au Révérend Père de La Chaize,
confesseur du roi.
Par les soins du monarque,la maison et les jardins furent considérablement embellis,et le révérend
père,loin du fracas de la cour,venait souvent se reposer.
Après sa mort,les jésuites continuèrent d'habiter cette somptueuse retraite,qui fut vendue lors de
leur suppression pour acquitter leurs dettes.
Elle appartint à divers particuliers,mais l'entretien trop élevé découragea ceux-là et elle tombait
presque en ruine lorsque l'administration de Département de la Seine en fit l'acquisition
pour y établir un cimetière.
La demeure enchantée de l'illustre confesseur du Roi subit de grands changements.
Monsieur Brongniart,architecte connu,fut chargé des nouvelles dispositions,il sut
conserver ou créer tout ce qui pouvait donner à ce lieu funèbre un caractère convenable.
L'ancienne maison fut démolie et remplacée par une chapelle.
Ce lieu qui fut naguère séjour de plaisir,vaste foyer d'intrigues,où l'on vit les personnages les plus
marquants de la cour,où se réglèrent les destinées de la France est aujourd'hui un paisible empire
de la mort,toutes les passions et tous les rèves d'ambition viennent s'y évanouir.

Sommes nous enfin égaux devant la mort,je ne le crois pas.
Quant je me promène dans un petit cimetière de campagne avec ces tombes toutes simples
qui contrastent avec la splendeur et la richesse de certaines du Père Lachaise,je crois que
dans la mort aussi,nos différences s'affichent,et pourtant nous sommes tous poussière et
retournons poussière........
10月31日
Mon survol en balai m'a conduit jusqu'a Strasbourg où j'ai pénetré au musée d'Archéologie et là,
surprise!!!une expo sur les rites de la mort en Alsace.
Vous pensez bien que la sorcière que je suis a tout de suite voulu en savoir plus.
En voici donc un petit résumé :
Celles retrouvées en France et en Europe remontent au paléolitique moyen,au temps de l'homme
de Néandertal,entre 100 000 et 35 000 ans avant J.C.
Elles se localisent généralement dans des grottes ou des abris sous-roche.
Sépulture Néolithique en position repliée
- Le mobilier funéraire livre des informations sur l'organisation sociale:présence d'objets de prestige
ou de pouvoir liés à un statut social particulier.
- Le rituel funéraire devient de plus en plus stéréotypé avec une harmonisation des gestes funéraires.
Dépot funéraire avec ossuaire et cruche
Les sépultures sous tumulus en terre apparaissent dans toute l'Europe au début de l'age de bronze.
En Alsace,elle présente un foyer de diffusion particulierement vivace en forêt de Haguenau.
(1er au 5eme siècle après J.C)
En Gaule,l'usage de la crémation se répand progressivement au cours du 1er siècle.
A partir du 3eme la tendance s'inverse avec un retour à l'inhumation,bien que les deux rites coéxistent.
L'inhumation habillée est la règle à cette période quelque soit la situation sociale du défunt.
celui-ci est placé sur le dos,la tête tournée vers l'Est.
Les nécropoles sont organisées en vastes ensembles pouvant regrouper plusieurs centaines de sépultures
Naissance du cimetiere médiéval
A partir du 9eme siècle,rompant avec l'exclusion hors les murs de la ville,le Moyen-age va faire
cohabiter les vivants et les morts sous l'autorité de l'église.
Le cimetière devient peu à peu indissociable de l'église dont l'enclos doit protéger les lieux.
L'obligation d'inhumer dans ces lieux s'impose entre le 10eme et 13eme siecle,c'est aussi un lieu public
et habité avec des maisons construites dans l'enclos funéraire.On s'y réunit,on y rend la justice,on y
organise fêtes et danses.
A partir de la fin du 13eme,le cimetière devient un lieu de prière.
Rites funèraires médiévaux
Les nombreuses fouilles menées entre 1970 et 1990 en Alsace ont permis de réunir une importante
documentation.Le sarcophage en pierre disparait au 13eme,au profit du cercueil en bois.
Le dépot de mobilier funèraire est proscrit par l'église mais subsiste jusqu'au 18eme,mais devient
différent puisqu'il s'agit de médailles,crucifix ou figurines en terre représentant Jésus ou Marie.
La mort baroque
(16eme et 17eme)
A partir du 16eme un sens nouveau est donné à la mort,deux lectures différentes avec la Réforme,
le rituel de la mort est présente au quotidien et le sermon funèbre prend une place prépondérante.
"Vanité" de Pieter Van Steinwick
Les vanités sont des tableaux représentants toujours la fragilite et la brieveté de la vie.
Elles dénoncent les relativités de la connaissance et la volonté du genre humain,
soumis à la fuite du temps.
Avec les philosophes,de nouvelles attitudes se font jour face à la mort,elle devient un phénomène
moins naturel contre lequel il est possible de lutter.
La figure du médecin prend alors une place essentielle avec cette mort qu'on décide de combattre.
La mort romantique utilise le refuge bienheureux où l'on trouve l'apaisement.
par contre la vogue du spiritisme et l'évocation des défunts à la fin du 19eme soulève bien des
engouements mais aussi des polémiques.
Avec la sécurisation des cimetières le 12 juin 1804 qui met en place une réglementation et
l'organisation des Pompes Funèbres,la gestion sort de l'eglise pour être confiée aux communes.
L'Alsace voit la création d'un art funéraire original grace à la présence du grès,abondant et
facile à sculpter.
Mausolée du Maréchal de Saxe-1776
(Eglise St Thomas Strasbourg)
J'espère que cette évocation des coutumes de la mort
ne vous à pas trop rebutée,mais comme je le dit
au début de ce billet :"la mort fait partie de la vie".
10月16日
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Vous devez bien vous douter que depuis quelques jours j'astique mon balai pour le grand départ,
je ne vais pas rater cela,ce n'est qu'une fois par an.
Par contre ne croyez pas tout ce que l'on vous dit,je survolerais simplement vos maisons
pour voir si tout va bien,mais je ne vous jetterais pas de mauvais sorts(d'ailleurs je n'en
Et je n'ai pas non plus l'intention aujourd'hui de vous faire peur,je veux juste
vous conter l'histoire d'Halloween,alors venez je vous ouvre ma porte :
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je vis depuis 100 longues années (mais je suis restée tres jeune),mais avant la visite
je vais vous raconter cette histoire:
Les Gaulois étaient le plus riche et le plus nombreux des peuples celtes.
Sa préeminence était telle que les Grecs et les romains appelaient les celtes : Gaulois.
L'année Gauloise se terminait à la fin de l'été,le jour précis qui correspond
aujourd'hui au 31 Octobre.
Les troupeaux étaient ramenés des prairies à l'étable,et le soleil était remercié de la moisson
qui représentait une aide pour la bataille à venir contre les ténébres et le froid.
Ce dernier jour de l'année,on supposait que les esprits pouvaient faire une brève visite à
leurs parents,alors que le Dieu de la mort tentait de rassembler les âmes de ceux qui étaient
morts durant l'année afin de leur révéler leur sort.
En cette nuit du 31 octobre au 1er novembre commençait "Samain".
Au cours de cette première nuit de la nouvelle année on exécutait tout un cérémonial
rigoureux afin d'assurer une bonne année à venir.
Le soir,les Gaulois avaient éteint le feu dans l'âtre de leurs foyers,ensuite,au cours de la nuit
ils se rassemblaient en cercles et les druides étouffaient solennellement le feu sacré de l'autel,
puis frottaient des branches sèches du Chêne sacré jusqu'à enflammer un nouveau feu
pour honorer le Dieu soleil,et effrayer les esprits diaboliques.
Chaque chef de famille recevait de la braise rouge recueillie dans ce feu pour en allumer
un nouveau dans son âtre,feu qui devait brûler jusqu'à l'automne suivant.
Ce feu sacré devait protéger du danger le foyer tout au long de l'année.
La fête de Samain était la plus importante des Fêtes Gauloises.
Le porc communément servi à table était remplacé par deux taureaux blancs liés par
les cornes,sacrifiés après la cueillette du gui.
Le festin rassemblait tout le village,on y buvait bière,vin et hydromel.
La fête durait une semaine à quinze jours et pour être certain d'effrayer les esprits,
les Gaulois étaient grimés et portaient des costumes effrayants.
Incorporer Samain au calendrier catholique prit plusieurs siècles.
Au VIIIe siècle le pape Grégoire III déplaça la fête des saints en novembre.
Vers 840,le pape Grégoire IV installa Toussaint,décrétant que ce jour là et la veille
seraient observés.Odilon de Cluny choisit en 1048 le 2 novembre comme jour des morts.
Le mot anglais viendrait de cette époque,All Hallows'day pour la Toussaint,All Hallow E'en
pour la nuit sainte qui précede et devint Halloween plus tard.
Alors qu'en France la culture celte disparaissait,des coutumes populaires de Samain
continuèrent à se développer en Irlande,Ecosse,Pays de Galles.
L'un des plats servis au dîner en Irlande à Halloween est appelé " Callcannon ".
A ce plat de purée de pommes de terre,de panais et d'oignons frits étaient mélangés une
bague,un dé,une poupée en porcelaine et une pièce.
Celui qui trouvait la bague pouvait se marier dans l'année,celui qui trouvait la poupée
aurait un enfant,celui qui trouvait le dé ne se marierait jamais,et celui qui aurait la
chance de trouver la pièce serait riche.
A la suite d'une grande famine,les pratiques d'Halloween se déplacèrent avec la grande
émigration Irlandaise de 1846/48 vers les Etats-Unis,emportant avec elles tout les
personnages les plus populaires d'Halloween.
Pour vous remercier de m'avoir lue,
voici comme promis,l'endroit ou je vis.
J'espère que cela vous plait.
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10月15日
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Simplement au revoir Guillaume,sois heureux
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10月11日
Laissez moi vous conter tout le long de notre voyage ensemble des nombreuses croyances et superstitions
des provinces de notre pays,aujourd'hui nous commencerons par les Alpes.
Les Alpes-de-Haute-Provence
Dans la région on appelait les sorciers et les sorcières des "masques" et l'on disait d'une personne
victime d'un mauvais sort qu'elle était "enmasquée".
On disait également qu'on pouvait échapper aux envoutementsen jetant des pois chiches un par un
On disait aussi qu'il était facile de reconnaitre les sorcières au lavoir : la femme qui lavait son linge
dans l'eau,qui y trempait les mains et les ressortaient sèches en était une...
Les paysans et les bergers redoutaient aussi les "fantasti",des esprits maléfiques qui rôdaient la
nuit dans les bergeries pour entrainer les moutons dehors suffisamment loin pour les perdre.
Le follet ou "armati" c'est à dire :la petite âme,rodait aussi dans les litières des brebis et y
faisait entendre sa petite voix,flutée comme du cristal.
Cet esprit follet, rapide comme le vent,prenait plaisir à jouer mille tours aux êtres humains.
Pour protéger leurs troupeaux,les bergers prononcaient des formules de conjuration,appelées
gardes ou jets,qu'ils se transmettaient de père en fils ou d'ancien à nouveau.
En Provence,lorsqu'on saluait une personne,même seule,on disait:
"Bounjour,moussu,e à la coumpagno!",lou coumpagno s'appliquait à
l'ange gardien qui,selon la tradition,accompagne chaque être vivant
Jusqu'au XVIIIème siècle dans la région de La Grave,les jeunes filles pour trouver un mari
dans le courant de l'année se rendaient en pélerinage,après la fonte des neiges,à une chapelle
dite "Des Brandes" ou de St Nicolas,à Huez.
Les suppliantes devaient s'agenouiller sur une longue pierre tranchante tout le temps
La pierre en question a été malheureusement volée au début du XXeme siècle et la
chapelle en question est maintenant détruite.
Une autre légende tout à fait différente se rapporte au lac de Faudon.
Ce fameux lac serait le dernier vestige d'une mer disparue et l'on trouve,sur le versant
du Dranc,un sentier jonché de coquillages marins devenus fossiles et ressemblant si
fort à des lentilles que les gens du pays appellent ce sentier : le chemin des lentilles.
Les paysans d'autrefois,qui n'avaient aucune idée de ce que pouvait être la préhistoire
et les fossiles,s'expliquaient ces petites lentilles de pierre par la légende suivante:
On raconte qu'un pélerin serait passé par ce chemin il y a des siècles de cela et avait
aperçu un villageois occupé à semer dans son champs pourtant bien caillouteux et
peu fertile de vraies lentilles.
Le pélerin se serait approché pour bavarder :
-Eh bien,mon brave,que semez-vous là ?
-Je sème des petites pierres,mentit le paysan aigrement,car il n'avait pas envie de discuter.
-Alors brave homme,reprit le pélerin avant de poursuivre son chemin,vous récolterez
sans doute de petites pierres.
C'est ce qui se produisit : les lentilles-légumes se transformèrent à la récolte en lentilles
Cette histoire permettait aux gens de la région d'expliquer à la fois la formation des
curieux petits fossiles et d'apprendre à tous qu'il valait mieux ne jamais se moquer
de personne,pas même d'un mendiant ou d'un gueux de passage.
Secrets de sorcière
Entre Eygliers et Guillestre se trouve la rue des
Masques,une fissure taillée comme une rue dans
le ravin.On dit que les sorciers y auraient caché de
l'or mais qu'on ne peut le découvrir que la nuit de
Noël,à minuit pile.
10月10日
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Le sucre est un produit magique : il permet non seulement de rehausser le goût mais de
connaître l'avenir.
Il existe une recette toute simple pour connaître les initiales de l'être aimé :
Il suffit de placer un morceau de sucre dans un verre d'eau,et de dire l'alphabet jusqu'à ce
que le sucre soit fondu : la lettre qui correspond à l'instant où le sucre disparait est la bonne.
Bien sur le temps de réciter tout l'alphabet...........mais quand on aime,on compte pas!!!
A vos chaudrons: verser 75 cl d'eau et le sucre dans une casserole et faire bouillir 15 mn à feu doux.
Brosser les oranges sous l'eau courante et les éponger,raper le zeste,puis presser les fruits.
Filtrer le jus d'orange au-dessus de la casserole,transférer le sirop à l'orange dans un bocal lavé
et bien essuyé,ajouter le zeste et l'eau de vie,fermer hermétiquement,laisser reposer 3 semaines
au moins,mettre en bouteille.
important!la liqueur doit être placée à
Ne pas confondre cette liqueur avec du jus d'orange car elle est bien alcoolisée :
Elle sera appréciée à la fin du repas comme digestif.
A déguster sans la moindre notion du temps qui passe.
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10月7日
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Hypocras(ou vin des sorcières)
La plupart des gens(et des sorcières)possedent leur propre recette,il y en a d'innombrables dans
divers livres et sites internet,c'est vrai que l'on peut mettre sa touche perso,moi j'ai l'habitude
d'ajouter une plante suivant la saison :lavande,sureau,serpolet ou vanille.
On peut faire l'Hypocras avec du vin rouge ou du vin blanc.
Ma préférence va au vin blanc que je prends moelleux et légerement sucré.
(Evidemment si je défends mon patrimoine viticole,je vous conseillerais du Vouvray,du
Montlouis ou du Coteau du Layon,mais je vous fais confiance)
1 ou 2 batons de cannelle
(pas en poudre car cela forme un dépot)
la pelure d'une orange en petits morceaux
3 baies de poivre(rouge ou noir)
1 petit morceau de gingembre frais
ou 1cuill à café de gingembre en poudre
et votre plante pour la touche perso.
A vos chaudrons : mettez le tout à bouillir en mélangeant de temps en temps,surtout pour
que le miel fonde,lorsque la préparation bout,coupez le feu.
Ensuite laisser macérer,le temps de macération est à votre goût,suivant que vous le voulez
corsé ou non,goutez le régulièrement et filtrez-le dès qu'il vous plait.
Comptez quand même en moyenne 3 à 6 jours de macération.
Filtrez et mettez en bouteille et dégustez le en tête à tête avec votre z'homme,
(mais vous avez le droit de le faire ausi avec vos amis)
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D'où viennent les étoiles ?
Je vais vous dire d'où viennent les étoiles,elles viennent d'un lieu où il n'y a pas de temps.
Elles sont nées par le geste distrait d'un petit magicien que l'on nomme farfadet.
Les farfadets sont des petits êtres faits de rires et de sourire,ils sont très petits.
Ils sont toujours habillés en vert,ils ont souvent aussi une canne verte avec pommeau en argent.
Ils sont très timides,ils se promènent souvent par deux,sans faire de bruit et presqu'invisibles.
Si ils sont si discrets c'est parce qu'ils adorent faire des blagues.
Ce sont eux qui empèchent le réveil matin de sonner,qui cachent vos cléfs etc.......>
Mais revenons en à notre affaire,celle de savoir d'où viennent les étoiles.
Là d'ou viennent les étoiles,il y a des prés d'herbe verte et de fleurs blanches jamais fanées.
Là l'herbe ne s'agite jamais car il n'y a pas de vent,rien ne se passe,il n'y a ni joie,ni malheur,
tout est toujours pareil,le jour ne passe pas,la nuit ne vient pas.
Etrangement ,là d'où viennent les étoiles,il n'y a pas d'étoiles,alors comment sont-elles venues ?
Voila ce qui se produisit:venant de nulle part,un farfadet,tout occupé à chanter un air vif,à danser
dans le sentier et aussi,sans doute,à préparer quelque blague,se trompa de chemin et parvint
accidentellement dans la contrée sans temps et sans étoiles.
La venue du petit lutin fut un événement,tout changea,d'un petit geste il introduisit un
événement dans le monde immobile.
L'air s'agitait sur le passage du petit génie,l'herbe s'inclinait et les fleurs bougeaient.
Le vent emportait la vapeur d'eau des lacs et océans,dans le ciel se formaient des nuages.
Le soleil lui aussi entra dans la ronde,il se mit à bouger,il se déplaça vers l'Ouest et inventant en
se couchant des couleurs nouvelles que reflétaient les eaux et qu'apprenaient les fleurs.
Elles recueillirent les couleurs du soleil couchant,remplissant les champs de mauves,rouge et orange.
Puis vint la première nuit du monde,la lune monta dans le ciel pour la première fois.
De cette lumière,les dernières fleurs blanches apprirent à briller dans le noir.
Lorsque vint le matin,une belle chose se produisit : sur les pétales des fleurs colorées
luisaient des petites gouttelettes,elles prirent le nom de rosée,en l'honneur de la première
fleur qui s'évailla ce matin là.
Le soleil montait et bientot la rosée monta dans l'air chaud,mais les pétales des fleurs
étaient si légers qu'ils montèrent aussi,à midi,il n'en restait plus.
Le soleil et la terre,les herbes,l'eau de la mer et des lacs furent tres tristes,et lorsque vers
cinq heures tout le monde se mit à pleurer,il y eut la première pluie.
Lorsque revint la nuit,lorsque le soleil se coucha en étouffant un dernier sanglot,lorsque
monta la lune,apparurent au firmament des milliers de pétales scintilants.
Tous furent consolés et depuis,toutes les nuits,accompagnant la lune,brillent ces pétales
que l'on nomme : ETOILES.
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