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July 08
LES TRACES DE SABOT DU DIABLE -
De bien curieuses empreintes qui terrorisèrent un petit village
Cette petite histoire nous se produisit le 8 février 1855 dans la campagne anglaise.
Ce jour est resté gravé dans la mémoire des habitants des nombreux petits villages de la région du Devon.
Bien qu'aucune preuve concrète soit restée visible de cet évènement, il y a eu plusieurs témoins,
ce qui peut donner une bonne crédibilité à l'histoire.
Les marques de « sabot du diable » doivent leur nom aux villageois stupéfaits qui les ont vu apparaître
du jour au lendemain alentour de leurs villages.
Ce matin là, ils découvrirent dans la neige d'innombrables empreintes mystérieuses.
L'énigmatique piste fesait le tour de 18 villages et se retrouvait sur plus de 160 kilomètres.
Ce qui rendait la piste vraiment mystérieuse, c'est que les traces de sabots étaient alignées en ligne droite,
comme si la créature qui les avaient laissée derrière elle n'avais qu'une patte, ou marchait en bondissant un pied devant l'autre.
Les traces fesaient 7 cm de largeur et 10 cm de longueur. Les empreintes se répétaient à intervalle régulier et
n'avaient laissées aucun résidus de neige alentour, comme si la neige avait été enlevée ou avait fondue.
À certains endroits les traces étaient si nettes qu'ont auraient pu croire qu'elles avaient été imprimées
ou encore coupées grâce à un couteau. Accompagnés de leurs chiens et de leurs armes,
certains villageois décidèrent donc d'enquêter sur ce phénomène, mais ce qu'ils trouvèrent ne fera que renforcer davantage le mystère.
Ils sillonnèrent la campagne en tous sens, visitant les fermes, reliant les villages de Bicton,
Powdersham, Dawlish, Totnes, Torquay et quelques autres.
En effet, les traces ne semblaient que très peu être influencées par les contraintes du terrain.
La mystérieuse créature avait marchée sur les murs, sautée par dessus des maisons et traversée de murs
par des fissures ou marcher par dessus des charettes remplies de foin.
Le comble fut atteint lorsqu'on en découvrit à l'intérieur d'une buse de drainage de 15 centimètres de diamètre,
entrant et ressortant de l'autre coté comme si l'obstacle n'avait pas existé...
Les traces traversaient un estuaire et se recroisaient aussi à certains endroits, rendant presque impossible
de savoir ce que pouvait bien chercher cette curieuse créature.
Les hypothèses furent très nombreuses, certains croyaient à un espèce de reptile, une outarde ou même un kangourou,
mais aucune de ces explications ne tient la route. D'autant plus que la distance parcourue est vraiment trop grande
pour qu'un homme puisse la parcourir en une seule nuit et nul n'est capable de sauter par dessus les murs
ou de suivre le curieux trajet qu'avait suivie la bête.
Nous étions en 1855, les hélicoptères et les moyens que nous aurions aujourd'hui pour faire ce genre
(et encore là, il serait impossible de le faire avec autant de discrètion que celle dont à fait preuve l'insolite animal)
seraient bruyant et resterais complexe. À cette époque, le ballon à air chaud motorisé venait de faire son apparition en France (1852),
mais il aurait été impossible d'effectuer un tel parcour avec une telle précision.
De plus, les moteurs étaient bruyants. D'ailleurs, il ne faut pas oublier que pour compliquer toute l'histoire,
les témoins ont tous déclarés que les traces ne semblaient pas avoir été faite par compression,
mais plutôt comme si la neige avait été enlevée. Il ne semble pas exister d'explication plausible à cette histoire,
elle fait partie de ces récits donc la cause restera pour toujours ignorée...

UNE TSARINE AU COEUR DE GLACE -
L'impératrice Anna Ivanovna, qui commandait à l'époque tout la Russie, était une femme froide et mesquine.
En 1740, durant un des hivers les plus froids que la Russie avait connu depuis très longtemps,
elle fit entreprendre la construction d'un insolite palais. En effet, il s'agissait d'un palais uniquement fait de glace.
Il se composait d'une chambre à coucher, d'une salle de bal et de deux tours.
Des centaines d'ouvriers furent engagés pour mener à bien le projet. Le château faisait 10 mètres de hauteur,
7 mètres de largeur et 25 mètres de longueur. Il fut construit avec de la glace soigneusement choisie à l'avance.
Chaque bloc était mesuré à la règle, consciencieusement découpé et ensuite intégré dans le palais.
Ils collaient les blocs de glace avec de l'eau, ce qui avait pour effet de solidifier quasiment instantanément
pour finalement devenir qu'un seul et unique monument de glace.
Alentour, des arbres et des statues avec aussi été sculpté dans l'eau gelé afin de recréer un véritable oeuvre d'art.
Le château était aussi équipé de canon, tout son mobilier et même une fontaine en glace.
Le seul élément qui n'était pas de glace était une imposante clôture construite alentour du palais pour tenir les curieux à l'écart...
Car ce château n'était aucunement une attraction touristique, il était tout simplement
un instrument d'une vengeance que préparait l'impératrice.
En effet, le prince Michel Alexejevitch Galitzine s'était mis à dos la méchante impératrice en épousant,
sans l'approbation de cette dernière, une catholique qui était décédée peu après le mariage.
Pour le disgracier, l'impératrice en avait fait son bouffon de cour. Bien que l'humiliation fût très grande,
elle ne l'était pas assez aux yeux de la tsarine. Cette dernière obligea donc le prince à ce remarier à une servante
qu'elle avait personnellement choisie. Cette dernière était très laide.
Le malheureux couple fut d'abord promené dans une cage à dos d'éléphant suivit par une grotesque ménagerie composé de porcs et d'ours.
Puis, devant tout le monde, ils mirent le couple au lit dans leur chambre,
à l'intérieur du palais de glace qu'ils devaient habiter pour leur lune de miel.
Cependant, cette histoire prendra vraiment une tournure incroyable. Le printemps venu, le palais fondis et disparut rapidement.
La cruelle impératrice mourut la même année et finalement, le prince et sa nouvelle compagne se trouvèrent bien assortis
et vécurent heureux le reste de leur vie.
March 13
une étrange rencontre eut lieu dans la plaine.
une jeune fille que l’on disait sorcière vivait là, près de la lisière.
La nuit elle sortait de sa cache pleine de terre
Pour s’abreuver et se confier aux eaux de la rivière
Mais lors d’une nuit où la lune la couvait
Elle vit des yeux qui tristement la sondaient
Sur la berge voisine se tenait un loup au bien triste aspect
Du sang sur sa fourrure s’écoulait et plusieurs plaies sur son dos béaient
la fille et l’animal se fixaient en l’autre chacun se voyait.
La traque chacun partageait Et chacun sans n’avoir rien fait
Pour tous deux la parole est bourreau
car ce sont les légendes qui causent leurs maux
Innocents face aux torts qu’on leur reproche
vous les pourchassez eux et leur proches
des racontars et des cauchemars
voici torts et leurs tares
ne vous défendez pas car c’est votre voix
qui sur leurs épaules alourdit leur croix.
quand à nos deux exclus d’un regard ils se confièrent
et un triste réconfort ils partagèrent
Mais ce fut sans votre haine meurtrière
car au matin votre rage les trouva.
l’animal fut égorgé et la sorcière brulée.
Vous tous les meurtriers sachez que tous ces noms sur lesquels vous crachez
sont ceux, que vous le vouliez ou non que révéraient vos ancêtres
car eux au moins savaient différencier le vrai bon du mauvais.
January 16
l’arbre qui voulait rester nu
Il était une fois un arbre. Au beau milieu d’un verger, il était sorti de terre, petite pousse verte et fragile se confondant avec les herbes alentours. Curieux de tout, il regarda bien vite le monde qui l’entourait, les fleurs qui s’ouvraient le matin et se refermaient le soir,
les oiseaux qui sifflaient en sautant de branche en branche, le paysan qui venait tôt le matin cueillir les fruits des arbres,
les graminées qui ondulaient sous la caresse des vents...
Ah !, il le trouvait beau ce monde autour de lui, il avait envie lui aussi de participer à cette beauté, de trouver sa place dans cette harmonie.
Une année s’écoula et, ayant grandi, il était devenu un petit rameau portant quelques tiges.
Il se rendit compte qu’il n’était pas un brin d’herbe comme il l’avait crû tout d’abord, mais un arbre et se mit à observer plus attentivement ses aînés.
Il les trouvait si grands, si beaux recouverts de leurs feuilles et de leurs fleurs ;
il fût si émerveillé de voir toutes ces fleurs se transformer en fruits, il fût si attendri des soins attentifs que leur apportait le paysan, mais...
Mais, se regardant, il s’aperçut que son écorce ne ressemblait à aucune de celles qui les habillait,
que ses branches n’avaient pas la même forme que les leurs.
Alors, il eût peur, peur de n’être pas assez grand, peur de n’être pas assez beau, peur de ne pas porter assez de fruits,
il eût peur que les autres, pommiers, poiriers, mirabelliers... n’acceptent pas sa différence et il décida de ne produire ni feuille, ni fleur, ni fruit.
C’est ainsi que les années passèrent, à chaque printemps, son tronc s’épaississait, s’allongeait, de nouvelles branches poussaient, mais... ni feuille, ni fleur, ni fruit.
Pour ne pas se trouver nu face aux autres, il s’était depuis son jeune âge laissé peu à peu recouvrir par un lierre grimpant,
par des liserons et par des bouquets de gui : ne sachant à quoi il pourrait ressembler, il se couvrait d’une beauté qui n’était pas la sienne.
Le jardinier plus d’une fois projeta de le couper pour en faire du bois de chauffage, mais trop occupé par ailleurs,
il remit chaque fois cette tâche à plus tard.
Un matin pourtant il vint, armé d’une grande hache et commença par couper le lierre qui enserrait l’arbre.
Du lierre, il y en avait tellement que cela lui prit toute la journée et qu’une fois de plus, il remit l’abattage à plus tard.
Cette nuit là, un petit ver parasite piqua le liseron qui en mourut aussitôt et le lendemain, les oiseaux du ciel apercevant le gui vinrent le picorer.
Il ne restait plus de l’arbre au milieu du verger qu’un tronc et des branches : il ne restait plus que l’arbre au milieu du verger.
S’apercevant soudain de sa nudité et ne sachant par quel artifice la couvrir, il se décida enfin à laisser pousser tout au long de ses branches de belles petites feuilles d’un vert tendre, à laisser éclore au bout de chaque rameau de mignonnes petites fleurs blanches contrastant joliment avec le brun de la ramure et le vert du feuillage
Le paysan sur ces entrefaites revint avec sa hache et découvrant à la place du tronc inutile un magnifique cerisier,
ne trouva plus aucune raison de le couper. Il le laissa donc, trop heureux du miracle qui s’était produit.
Depuis ce jour, l’arbre vit heureux au milieu du verger, il n’est pas comme les autres, ni plus beau, ni plus grand, mais tout aussi utile.
Il a compris que ni la texture de l’écorce, ni le tracé des branches, ni la forme des feuilles, ni la couleur des fleurs n’ont d’importance : seuls importent les fruits qu’il porte et que nul autre que lui ne peut porter.
Aussi, tous les ans, à la belle saison, les enfants du paysan viennent avec une échelle et, s’éparpillant dans sa ramure,
se gavent de ses fruits et le réjouissent par leurs rires.
N’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter, car nul autre ne pourra les porter pour nous, mais chacun pourra s’en nourrir.
N’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter.
Car chaque fois que nous les refuserons, il manquera quelque-chose dans le monde ;
n’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter, car chacun d’eux permettra de faire grandir la Vie et l’Amour.

November 27
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Les envoyés de l'hiver
C'était un matin de novembre,ce matin là,comme tous les matins,Ginette se rend au
parc,elle a dans sa main des morceaux de pain qu'elle destine aux oiseaux.
Lorsqu'elle arrive ce jour là,tout est calme et silencieux.
Il n'y à pas d'oiseaux sur les branches nues des arbres.Seules quelques feuilles brunies
crissent sous ses pas,les oiseaux sont partis,la plupart vers les pays du soleil et les
autres,ceux qui restent,se cachent à l'abri du froid.
Ginette est bien seule......
Elle voit soudain apparaître au dessus du vieil orme un oiseau magnifique,ses ailes
blanches,bordées de rouge,son corp est bleu et son bec est doré.
Jamais elle n'avait vu un aussi bel oiseau.
Délicatement il se pose sur une banche,Ginette est émerveillée.
Mais d'où peut provenir cette voix ? elle se retourne,l'oiseau ouvre ses ailes et des
flocons de neige tombent sur le sol.
- Je suis l'envoyée de la neige,je m'appelle Nixia,je fais tomber les flocons.
En ouvrant ses ailes,l'oiseau fait naître une vrai chute de neige autour de l'arbre.
- Alors tu fais l'hiver !
- Oui et non,enfin c'est pas moi toute seule,si tu veux je vais te raconter:
Dans le nord du pays,vit Monsieur Hiver,chaque année à la même époque,il
nous envoie dans toutes les régions pour y porter son message.
Nous sommes trois envoyés:moi Nixia,mon ami Brrr l'envoyé du froid et
Blizzz l'envoyé du vent du Nord,c'est nous trois qui faisons l'hiver.
- Oh ! mais c'est super ! j'aime tant la neige,tu as de la chance.
- C'est vrai ,moi j'ai le beau rôle,mais Brrr,lui on l'aime pas.
Au même moment,un souffle glacé fait frissonner Ginette et un oiseau vert
vient se poser à coté de Nixia.
- Toi,je parie que tu es Brrr,dit Ginette.
-Bien vu,je suis l'envoyé du froid.
- Alors,j'aimerais bien avoir un gros glaçon sur le bord de ma fenêtre.
- Pas de problème,je vais te le faire,mais avant il faut que je gèle les cours
d'eaux,les patinoires et que je mette du givre sur les carreaux.
Allons,je parle,je parle,il est grand temps que je me mette au travail,
attention je vais te frigorifier.
Ginette enfonce ses mains dans ses poches ,mais ses petits doigts s'engourdissent.
Son nez devient rouge,il est l'heure de rentrer,sa maman va s'inquiéter.
Elle quitte ses nouveaux amis tres heureuse,elle se dit que demain elle verra le
troisième envoyé,ce sera alors vraiment l'hiver.
Le lendemain,Ginette se rend vite compte que l'envoyé du vent du Nord est arrivé.
On l'entend qui siffle à travers la cheminée,elle enfile ses vétements et se rend au parc.
Dans l'orme,il n'y a qu'un seul oiseau,tres grand et tout gris,ses plumes sont ébouriffées.
Dès qu'il aperçoit Ginette il lui crie :"veux-tu une tempête,un ouragan,une tornade....
"je suis Blizzzz,l'envoyé du vent,où sont mes amis ?
Au moment où il pose la question,Brrr arrive et se pose sur la même branche,il à
l'air inquiet,il cherche quelqu'un et se met à siffler.
- As-tu vu Nixia ? demande t'il à Ginette,où est-elle passée ?
Ginette le sent inquiet,à son tour elle est triste,si la neige ne revenait pas,ce serait
épouvantable......elle entend un bruit qui vient de sa maison.
Un éclair bleu traverse la fenêtre du grenier,Ginette à compris aussitôt.
Elle se précipite chez elle et grimpe au grenier et ouvre la fenêtre à Nixia.
-Merci de me secourir,la fenêtre était ouverte hier soir alors je suis rentrée pour
me reposer,le vent l'a refermée et je ne pouvais plus sortir.
Et Nixia s'envole en direction du grand orme.
Lorque Ginette revient dans le parc,les trois oiseaux sont réunis et font leur plan.
- Je propose de faire une grosse tempête ,dit l'un d'eux.
Ginette se permet d'intervenir :
- J'ai quelque chose à vous demander.Comme tous les enfants,j'aime la neige,
mais trop de froid et trop de vent nous empêche de jouer.
Trop de neige aussi bloque les routes et nos parents ont peur de rouler en voiture.
Un peu des trois ce serait suffisant,juste pour cet hiver,qu'en pensez-vous ?
Les trois oiseaux se regardent et hochent la tête.
- D'accord,on va te faire le plus beau des hivers:pas trop de froid,pas trop de
vent,avec juste assez de neige.
Personne n'a jamais su pourquoi,
cette année-là,l'hiver à été si doux.
Personne ?
Si.
Il y a eu Ginette et puis,
Il y a vous.....
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October 07
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D'où viennent les étoiles ?
Je vais vous dire d'où viennent les étoiles,elles viennent d'un lieu où il n'y a pas de temps.
Elles sont nées par le geste distrait d'un petit magicien que l'on nomme farfadet.
Les farfadets sont des petits êtres faits de rires et de sourire,ils sont très petits.
Ils sont toujours habillés en vert,ils ont souvent aussi une canne verte avec pommeau en argent.
Ils sont très timides,ils se promènent souvent par deux,sans faire de bruit et presqu'invisibles.
Si ils sont si discrets c'est parce qu'ils adorent faire des blagues.
Ce sont eux qui empèchent le réveil matin de sonner,qui cachent vos cléfs etc.......>
Mais revenons en à notre affaire,celle de savoir d'où viennent les étoiles.
Là d'ou viennent les étoiles,il y a des prés d'herbe verte et de fleurs blanches jamais fanées.
Là l'herbe ne s'agite jamais car il n'y a pas de vent,rien ne se passe,il n'y a ni joie,ni malheur,
tout est toujours pareil,le jour ne passe pas,la nuit ne vient pas.
Etrangement ,là d'où viennent les étoiles,il n'y a pas d'étoiles,alors comment sont-elles venues ?
Voila ce qui se produisit:venant de nulle part,un farfadet,tout occupé à chanter un air vif,à danser
dans le sentier et aussi,sans doute,à préparer quelque blague,se trompa de chemin et parvint
accidentellement dans la contrée sans temps et sans étoiles.
La venue du petit lutin fut un événement,tout changea,d'un petit geste il introduisit un
événement dans le monde immobile.
L'air s'agitait sur le passage du petit génie,l'herbe s'inclinait et les fleurs bougeaient.
Le vent emportait la vapeur d'eau des lacs et océans,dans le ciel se formaient des nuages.
Le soleil lui aussi entra dans la ronde,il se mit à bouger,il se déplaça vers l'Ouest et inventant en
se couchant des couleurs nouvelles que reflétaient les eaux et qu'apprenaient les fleurs.
Elles recueillirent les couleurs du soleil couchant,remplissant les champs de mauves,rouge et orange.
Puis vint la première nuit du monde,la lune monta dans le ciel pour la première fois.
De cette lumière,les dernières fleurs blanches apprirent à briller dans le noir.
Lorsque vint le matin,une belle chose se produisit : sur les pétales des fleurs colorées
luisaient des petites gouttelettes,elles prirent le nom de rosée,en l'honneur de la première
fleur qui s'évailla ce matin là.
Le soleil montait et bientot la rosée monta dans l'air chaud,mais les pétales des fleurs
étaient si légers qu'ils montèrent aussi,à midi,il n'en restait plus.
Le soleil et la terre,les herbes,l'eau de la mer et des lacs furent tres tristes,et lorsque vers
cinq heures tout le monde se mit à pleurer,il y eut la première pluie.
Lorsque revint la nuit,lorsque le soleil se coucha en étouffant un dernier sanglot,lorsque
monta la lune,apparurent au firmament des milliers de pétales scintilants.
Tous furent consolés et depuis,toutes les nuits,accompagnant la lune,brillent ces pétales
que l'on nomme : ETOILES.
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October 03
Venez-vous asseoir tranquillement au coin de mon feu et laissez-moi vous conter cette petite histoire :
Le trésor de Melle Poulin
Mademoiselle Poulin était une vieille fille maigre,à la peau jaune,aux cheveux raides,et au caractère peu commode.
Elle possédait un cheval noir,que conduisait un cocher au regard étrange,après lequel il lui arrivait de jurer.
Cela seul aurait suffit à créer la mauvaise réputation qu'elle avait auprès des habitants des Forges du St Maurice.
Mais il y avait plus,elle prétendait être l'unique héritière de la forêt qui coiffait le troisième côteau du chemin
qui menait à Trois-Rivières.
Tandis que Monsieur Bell,le directeur des Forges,affirmait de son coté,que le gouvernement lui avait
concédé ce territoire.
Monsieur Bell,malgré les nombreux procès que lui avait intentés la vieille demoiselle,n'en continuait pas
moins,ce jour là,de couper les érables du troisième coteau pour les transformer en charbon de bois afin
d'alimenter le feu du haut-fourneau de sa forge.
Mademoiselle Poulin,à ses cotés,vêtue de sa robe rouge flamme,brandissait les poings et hurlait des
imprécations épouvantables à la face du directeur et des bucherons qui se moquaient visiblement d'elle.
Son cheval noir,à deux pas de là,piaffait et se cabrait,prêt à partir.
Hors d'elle-même,elle sauta dans sa voiture et cria à son cocher :
-William ! puisque c'est d'même ! on va aller voir le curé !
Le curé se promenait de long en large devant son presbytère en lisant son bréviaire.
Mademoiselle Poulin descendit de voiture et se mit à le pourchasser :
-Monsieur Bell coupe tous mes érables monsieur le curé !.....Vous devez l'arrêter,c'est ma seule fortune,
tout mon héritage,il va tout bruler dans le haut- fourneau...dans l'enfer que j'vous dis.
Mais le curé silencieux,continuait de lire et de se promener,il ne l'écoutait pas,c'était évident.
Constatant son indifférence,Mademoiselle Poulin,encore plus furieuse,remonta dans sa voiture en hurlant:
- Puisque le bon Dieu veut pas nous écouter,nous irons en bas !
- Où ça ? demanda William le regard moins étrange,mais l'air plus inquiet.
- Chez le diable ! tout droit chez le diable ! vociféra-t'elle en fouettant elle-même le cheval qui
partit d'un trait.
Arrivé chez elle,elle commanda à William de lui apporter le grand coffre en fer du grenier.
- Le diable nous aidera ! fit-elle,mais c'est un gars qui exige d'être grassement payé,nous mettrons dans
ce coffre tout mon avoir.
Ce que je n'ai pas su défendre,le diable,si je lui lègue,le défendra,on verra bien comment Bell s'en tirera.
Le diable apparut aussitôt tout souriant,il s'inclina profondement devant elle :
- Je suis votre serviteur ! fit-il tres poli et rassurant,puis il ajouta :surtout mademoiselle Poulin
n'oubliez pas de me remettre la clé du coffre,et il disparut.
La vieille fille déposé dans le coffre tout son or et ses bijoux,de même qu'un testament qui léguait
au diable tout ses biens y compris,bien entendu,la forêt du troisième coteau.
Elle referma le coffre,y tourna la clé,la retira et la lança dans les flammes du foyer :
- Voila Diable ! tout est toi maintenant,défends-toi !
William,sur les ordres de sa maitresse,partit enterrer ce trésor au milieu des érables er des pins du
troisième coteau,il creusa un trou profond dans la terre et y laissa tomber le coffre dès la nuit.
Quant il revint,la vieille fille était morte devant sa cheminée.
Elle avait la peau raide,les cheveux jaunes,et un air étonné....
Quant au Diable,il avait pris la clé et s'en allait en chantant,dansant et repêchant la clé dans les
eaux du Saint Maurice;partout où la clé tombait,aussitôt,des flammes jaillissaient de l'eau.
Mais ce diable n'était pas très méchant.
Longtemps il s'amusa à se transformer en chat noir,tantôt en sombre inconnu,mystifiant tout le
monde,mais n'effrayant personne,excepté les chevaux qui,eux,s'immobilisaient toujours de frayeur
à la hauteur du troisième coteau.
Le cocher devait descendre retourner la selle de son cheval pour qu'il reparte au galop !
Personne n'a jamais retrouvé le coffre au trésor de la vieille demoiselle Poulin.
Personne n'a vraiment de ses yeux vu le diable le récupérer,mais aux Forges du Saint-Maurice,
même encore aujourdhui,si on jette une allumette sur l'eau aussitôt une petite flamme jaillit !
Ceci est un conte du Québec:mon amie Sonia,si tu vas te promener par là,regarde si
tu vois des flammes?le trésor est peut-être encore là.

September 30
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Histoire d'un petit fantôme anglais qui devint canadien
Hou-Hou le petit fantôme
Ce qui chagrinait le plus Hou-Hou,c'est que personne ne le voyait.
Il était d'une transparence totale,d'une invisibilité parfaite et cela causait son malheur.
Il lui manquait la paille:la tache lumineuse qui aurait trahi sa présence dans le noir,si seulement il
était demeuré en Angleterre,au pays des fantômes sa solitude aurait été moins grande.
Au Canada personne ne croyait aux fantômes,ce n'était pas dans les moeurs,ni dans l'éducation.
Hou-Hou se morfondait en vain,ouvrait'il une porte,on la refermait sans poser de questions,un jour
il ouvrit 3 portes!!!!on accusa les courants d'air......
Il avait noté que l'horloge du vieux buffet était détraquée:il l'actionnait de temps en temps et un
tic-tac insolite rompait alors le silence de la maison où il était installé,l'inquiétude avait d'abord
pointé dans les yeux des occupants,mais cela c'était vite étiolé faute de preuves.
Un autre jour il avait fait craquer tout un mur.
Plutôt que de la terreur,il récolta des rires et de folles récriminations contre le chaud,le froid,
les contractions du bois et autres balivernes.
Il en pleura de colère,une grande mare d'eau se répandit:enfin ca se verrait!!!!!mais le pompier
arriva,déroula un tuyau et les larmes de Hou-Hou disparurent.
Quelle folie d'être immigré dans ce pays où un fantôme n'a aucun espoir d'être reconnu!!!
Pourtant l'annonce mentionnait bien:"le Canada a besoin de vous,le Canada a besoin de gens
possédant un solide métier".
Si après 300 ans on ne connait pas son métier.......
Conquis,il avait survolé l'Atlantique sur les ailes d'un boeing d'Air Canada et atterit à Montréal.
Fatigué,il était entré chez un antiquaire ,s'était endormi dans un fauteuil et s'était réveillé dans
cette joyeuse maison où il s'exténuait depuis à essayer d'effrayer les occupants.
S'en était trop,Hou-hou sortit en claquant la porte alors qu'il aurait pu passer au travers.
Dehors le temps était beau,pas de brouillard,bhou quel drole de climat!!!
Il s'abstint de penser à l'hiver:blanc sur blanc,comment espérer être vu sur la neige?
Comme il regrettait l'Angleterre!découragé il se laissa choir sur un banc.....
"Aie l'étranger ! assis-toi pas sur Médé".
Surpris,Hou-hou se dit que la voix devait s'adresser à un autre que lui,mais la voix
repris : " Tu vois donc pas que je suis là,tu bois un coup?".
Le vieil ivrogne lui tendait un flacon...
"Vous me voyez vraiment?"demanda Hou-hou incrédule.
- Sur que je te vois,t'as failli m'écraser...prends une gorgée,c'est du vrai whisky anglais!
- Et vous savez que je suis anglais?
-Si je le sais? ben voyons,tous les fantômes sont anglais....hic prends un gorgée...bois!
Hou-hou ahuri,saisit la bouteille et la vida,il se sentit devenir tout chaud en dedans,
ca ne lui était jamais arrivé,il était toujours glacé.
Il se mit à rire,puis à pleurer....."Tu me vois vraiment?vraiment? hic....
-Si je te vois ! t'es là....et l'ivrogne pointait un doigt vers l'endroit ou Hou-hou titubait.
Hou-hou sanglotait,je ne pourrais plus retourner en Angleterre...hic...j'ai parlé
-Et puis après t'a parlé,et après,t'as été poli....
-C'est formellement interdit de parler,for...formellement ! a part les spectres,un fantôme
ne peut utiliser le langage humain sous peine d'être expulsé du syndicat des fantômes unis,
plus de chateaux à hanter,plus jamais!...hic....
-Hic..fit l'ivrogne en fixant l'arbre en face de lui,tu m'as parlé,et après?parler à un fantôme,
à un éléphant ou à une souris ,quelle différence?hier j'ai causé avec un ver de terre,il m'a
raconté sa vie,il s'appelait Sam...personne ne m'a cru....délirium tremens....ils parlent en
latin pour ne pas que je comprenne qu'ils disent que je suis fou...hic
-Délirium tremens fit Hou-hou,brusquement dégrisé,il ne m'a donc pas vu...personne ne peut
donc me voir,et il se remit à sangloter....
Hou-hou marchait,inconsolable,dans la nuit qui s'épaississait.
Un petit vent siffla lugubrement à ses cotés pour le consoler.
Sous le ciel devenu sinistre se dresse tout à coup devant Hou-hou stupéfait une masse hérissée
de pointes et bossue de tourelles comme un vieux chateau anglais !
- Un chateau ! s'écria Hou-hou,incroyable ! sans plus tarder il traversa le solide mur de pierre
pour plonger dans l'atmosphère lugubre d'une longue salle où s'alignaient des centaines de bancs
sombres.
Une mince flamme frissonnait à l'avant,projetant des lueurs de sang sur les images cadavériques
suspendues aux murs.
Hou-hou y distinguait des personnages déformés dont les robes pâles créaient l'illusion de lémures
aux visages livides tournés vers la voute sombre,Hou-hou était ravi.
Il fit joyeusement le tour du propriétaire,quel endroit parfait,tout s'y trouvait : coins ténébreux,
bruits angoissants,mystérieuses portes,parfums d'encens.
Il tournoya jusqu'au creux noir de la voûte et retomba assis sur la balustrade.
De là il contempla l'effrayante noirceur qui s'étendait sous lui,terrifiant,surnaturel.
Des le lendemain il télégraphierait à sa famille :
"Trouvé lieu somptueux.stop.mieux chauffé que chateau anglais.stop.
Aussi désert,occupé seulement par organiste.stop.Lequel confond
soupirs,bruits de chaines et battement d'ailes de chauves-souris.Stop.
Venez en grand nombre.bons baisers.Stop.signé: Hou-hou.
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September 29
Une sorcière connait des recettes mais elle sait aussi raconter des histoires(surtout les gentilles sorcières)
Installez-vous donc au coin de mon feu et lisez cette légende qui me vient d'Auvergne.
Les dracs
Près de Calhac,un paysan nommé Gullaume rentre chez lui après une longue journée de travail.
Soudain il entend un bélement derrière un fourré.
Il s'approche ,aperçoit un mouton qui semble perdu,à bout de forces,il le regarde mieux et reconnaît
une de ses propres bêtes,qu'il croyait en train de paître au loin,près de sa maison,gardée par son fils.
"Elle s'est sauvée,pense-t'il et ne retrouvera jamais son chemin."
Le mouton fait mine de s'écarter,puis se laisse tomber sur le sol,avec un bélement désespéré.
"Malheur,il va falloir porter l'animal,il n'en peut plus."
Guillaume attrappe le mouton,le place sur ses épaules et se met en marche.
L'animal pèse son poids,il sent bientôt la fatigue l'envahir,mais pas question d'abandonner son bien.
La marche continue,de plus en plus difficile,Guillaume souffle,jure et arrive dans un bois de noyers
qu'il doit traverser.
Au milieu du bois il entend une drole de voix qui part du sommet d'un arbre:
"Ah,te voila enfin."
"Eh oui,pour ne pas me fatiguer,j'ai du attendre le passage d'un imbécile, qui m'a pris sur son dos.
C'est le mouton qui parle!!!Guillaume le lache et se sauve,plein de peur et de colère,comprenant que
le mouton était un drac qui s'est bien moqué de lui.
Bien entendu,rentré à la ferme,il retrouve son troupeau au complet.
Histoire des dracs
On pourrait multiplier les récits de toutes les mauvaises farces faites par les dracs d'Auvergne.
Ils soufflent les chandelles,brouillent les écheveaux de laine,détachent les vaches et les chiens,
ils remuent des chaines toute la nuit dans le grenier pour que les braves gens ne puissent pas dormir,
trempent les couvertures dans l'eau etc,etc......
Bref pour ne pas avoir à eux,si vous les sentez s'agiter autour de vous,de votre maison,un seul remède:
Le drac veut toujours savoir le nombre exact de ce qu'il voit:combien de chaises autour de la table,
combien de draps empilés dans l'armoire etc...
Alors pour qu'il vous laisse tranquille,mettez dans un recoin de la maison un tas de graines fines:
des lentilles,du lin,du trefle,il passera la nuit à les compter,sans s'occuper de vous.
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