mon grimoire 的个人资料MES SECRETS ET MES CONTE...日志列表网络 工具 帮助

日志


1月26日

l'histoire des épices

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

mais vous aussi n'est ce pas ?
Voici donc la petite histoire des :
Epices

Il est absolument inexact que l'usage des épices soit un signe de haute civilisation.
 Tous les peuples vivant encore selon des modes primitifs connaissent ce goût, et l'archéologie nous prouve
 que les hommes préhistoriques l'avaient aussi.
Les études portent sur la Préhistoire récente, à partir du Néolithique (8000 à 5000 avant J.-C. selon les sites étudiés).
La carpologie, étude des graines, des noyaux (le plus souvent carbonisés) et la palynologie, étude des pollens conservés dans la terre,
 nous permettent de mieux connaître les pratiques culinaires de nos lointains ancêtres.
C'est dans les milieux humides que se sont le mieux conservés les restes végétaux,
 en particulier dans les sites lacustres de Suisse, Allemagne, Jura, Angleterre, Danemark…
Les villages construits dans les zones marécageuses des bords de lacs, ont ensuite été abandonnés par suite de la montée des eaux.
 L'eau a isolé de l'air les matières organiques qui se sont ainsi conservées.
 Les fouilles récentes en Suisse et en France dans le Jura, au bord du lac de Charavines, ont livré une grande quantité de ces restes,
 soit sous forme de graines carbonisées soit sous forme de préparations dans des marmites de terre ou fragments de pain ou galettes.
Parmi les épices utilisées on trouve :

Le carvi (Carum carvi, apiacées ), graines carbonisées dans les sites lacustres suisses 3500 avant J.-C.
 ce qui en fait la plus ancienne épice utilisée en Europe.
Le pavot (Papaver somniferum, papavéracées ), presque aussi ancien qui avait une triple utilisation :
 les graines servaient d'aromates et à faire de l'huile, l'huile d'oeillette, le suc des capsules servait
de produit stupéfiant entre autres pour les opérations chirurgicales.
 Il existe au musée de Zurich un morceau d'un véritable gâteau au pavot provenant d'un site lacustre.
Le genévrier (Juniperus communis, cupressacées )
L'origan (Origanum sp., labiées )
Le houblon (Humulus lupulus, cannabacées )
La bourse à pasteur (Capselle bursa-pastoris, brassicacées )
La menthe (Mentha sp., labiées )
L'armoise (Artémisia vulgaris, astéracées)
La moutarde (Brassica sp., brassicacées )
Ces plantes sont bien sûr des aromatiques, mais aussi des médicinales dont les vertus furent connues très tôt.
 L'exemple du pavot en est une preuve certaine.
 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Nouvelle cuisine…
C'est à partir de la période néolithique que nous commençons à connaître réellement les mœurs culinaires de nos ancêtres.
Cette période commence 8000 avant J.-C. au Moyen Orient et aux environs de 5000 avant J.-C. en Europe Occidentale.
L'invention de la céramique a permis d'avoir des ustensiles de cuisson en terre cuite n'allant pas directement au feu mais étanches,
 donc pouvant retenir les liquides.
 L'eau était chauffée à l'aide de pierres brûlantes mises dans le foyer et jetées dans les liquides de préparation pour les amener à ébullition.
 Ces pratiques ont permis de varier le mode de préparation des aliments en autorisant la cuisson à l'eau, en sauce, à l'étouffée.
Il devenait donc possible d'ajouter des ingrédients à des préparations, entre autres des aromates,
 qui venaient relever le goût fade des viandes ou des végétaux.
Dans l'alimentation, les épices ont le double rôle de rehausser le goût des denrées et de les conserver, mais elles sont aussi utilisées
 pour leurs propriétés curatives et ont aussi une fonction rituelle par leurs pouvoirs stupéfiants.
La culture des céréales a permis le stockage et la préparation de galettes ou de pain aromatisés dont la cuisson directe se faisait sur des galets plats posés dans le foyer.
Ces préparations ont quelquefois laissé des traces sous forme de croûtes noirâtres ou de fragments calcinés,
 dans les récipients en terre qui ont servi à les cuire.
Des résidus de cuisson ont pu être observés à l'intérieur de récipients en céramique de l'Âge du Bronze en Suisse (1800 avant J.-C.).
 Après étude, il s'avère que ce sont des restes de préparations culinaires : Bouillies de millet et d'avoine, bouillie de glands et fragments de galettes de céréales aromatisées avec des condiments tels que :
Origan (Origanum sp., labiées)
Menthe (Mentha sp., labiées)
Sarriette (Satureja montana, labiées)
Thym serpolet (Thymus sp., labiées)
Pavot (Papaver sp., papaveracées)
Bourse à pasteur (Capsella bursa-pastoris, brassicacées).
 
 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

La bière est sans aucun doute la boisson alcoolisée la plus ancienne connue par l'homme.
 Au Moyen Orient les techniques de brassage sont attestées dès le Néolithique (8000 avant J.-C.)
En Europe septentrionale, la bière servait aussi pour honorer les morts qui étaient enterrés avec nourriture et boisson.
On a retrouvé, en Scandinavie, des traces de bière dans des récipients trouvés dans des tombes de l'âge du Bronze (2000 avant J.-C.).
 Cette bière était aromatisée de :
Myrte bâtard (Myrtus communis, myrtacées)
Achillée (Achillea millefolium, astéracées)
Romarin des marécages
Reine des prés (Filipendula sp., rosacées)
Primevère (Primula sp., primulacées)
Armoise (Artemisia vulgaris, astéracées)
Baies de genièvre (Juniperus communis, cupressacées )
Écorces d'arbre
et même jusquiame (Hoscyanus niger, solanacées), l'herbe aux sorcières réputée très dangereuse(pourtant je vous promet
je n'aime pas la bière........).
Cette tradition de bière aromatisée se retrouve plus tard avec une nouvelle épice, le houblon (Humulus lupulus, cannabacées ) qui détrônera toutes les autres.
 
 

 
 

1月23日

pour tous les jardiniers(et deux en particulier qui se reconnaîtront)

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

paru naturel ,comme il me semble naturel "d'écouter pousser les fleurs"comme un autre l'a dit avant moi.
c'est pourquoi je pense à toutes les personnes simples qui se sont occupées des jardins maintenant et à travers les siècles.
 Je pense aux jardiniers des monastères, aux jardiniers pour les jardins des "bourgeois", à nos ancêtres qui cultivaient leur terre,
 bref à tous ceux qui humblement et patiemment en récoltaient les fruits
.Ils sont une source de richesse pour tous avec leur sagesse acquise par leur travail.
 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Voici un extrait du merveilleux livre "Le Promeneur et le Jardinier" qui illustre bien cette sagesse et philosophie de vie.

#Chacun de nous est aussi un jardin, et quand nous vivons des situations pénibles, quand les difficultés assombrissent notre existence,
 c'est alors qu'il nous faut préparer notre compost.
 Nous découvrons à ce moment-là; qu'il faut énormément de patience et de travail pour transformer nos échecs en nourriture,
 nos erreurs en poussières, notre détresse en ferments de croissance.
 Il faut apprendre à regarder et à se regarder, avec ses beautés et ses laideurs, et faire de ses échecs et de ses erreurs le compost nécesaire à l'enrechissement de sa vie.
Pour créer un beau jardin, il faut d'abord un bon compost. Il en est ainsi pour chacun de nous.
Il faut se donner de l'espace et du temps, créer près de nous un lieu accessible à tout instant, où déposer les éléments de notre vie
 devenus inutiles et encombrants.
 On y jette les brousailles désséchées de nos rêves perdus, on y met le fumier de nos rencoeurs, de nos révoltes,
 de nos paroles blessantes, tout ce qui nous souille à l'intérieur et qui doit sortir de nous-mêmes.
# Ce qui prime, dans la nature, c'est le respect des différences et la connaissance de sa propre identité.
# Il n'y a pas de place pour la jalousie dans un jardin.
 L'harmonie doit régner entre toutes les plantes, et la tâche du jardinier est de veiller à protéger cet équilibre.
 Tu dois apprendre le secret de chaque plante, tu dois toucher la terre, la respirer, la goûter.
Le jardinier ne change pas la nature, mais il la perfectionne par sa passion et son amour.
 Il doit trouver un abri, un lieu paisible pour chaque plante, dans le respect de l'identité de chacune.
 Même si tu passes ta vie à dire à une marguerite qu'elle est une tulipe , jamais tu ne pourras changer sa nature.
 Chaque être porte en lui ses besoins spécifiques. L'un a besoin d'ensoleillement, l'autre une moins grande humidité.
Les pivoines ont besoin du soleil du matin car le plein soleil peut les brûler.
Le muguet se réjouit à l'ombre, dans une terre riche et pleine d'humus.
Pour les dalhias, il faut planter les bulbes peu profondément, tandis que les delphiniums ont besoin de reposer plus profondément dans le sol. Les alpines s'accrochent au rocher.... Il faut respecter ces différences et ne jamais s'acharner à vouloir changer la nature des choses.
 Une plante ne s'épanouit pleinement qu'en parfaite harmonie avec son environnement.
 Elle ne supporte pas d'être bousculée et violentée, mais si on l'a respecte et qu'on la comprend,
 on peut être surpris de sa vigueur et de son adaptation aux situations les plus difficiles.
Chaque être, chaque personne, comme chaque fleur, a sa beauté propre.
 On ne doit jamais lui faire ombrage. Avant de réaliser les projets les plus audacieux, il faut savoir qui on est et si la chose
 nous convient sans nous dénaturer.
# Il m'avait fait comprendre(le vieux jardinier) que la nature n'est jamais lâche et désinvolte, qu'elle fait face à toutes les intempéries.

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Ne sommes nous pas également les jardiniers de notre vie.
Nous essayons de semer les bonne graines,
mais quelque fois les mauvaises herbes nous envahissent
et détruisent ce que nous avons mis des années à faire pousser.
Alors dans ce cas un petit désherbage s'impose.
(N'y voyez là aucun message,ce n'est pas mon genre!!!!!)
 

1月16日

Ma façon de vous souhaiter une bonne année

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

 
Il était une fois un arbre. Au beau milieu d’un verger, il était sorti de terre, petite pousse verte et fragile se confondant avec les herbes alentours. Curieux de tout, il regarda bien vite le monde qui l’entourait, les fleurs qui s’ouvraient le matin et se refermaient le soir,
 les oiseaux qui sifflaient en sautant de branche en branche, le paysan qui venait tôt le matin cueillir les fruits des arbres,
les graminées qui ondulaient sous la caresse des vents...
Ah !, il le trouvait beau ce monde autour de lui, il avait envie lui aussi de participer à cette beauté, de trouver sa place dans cette harmonie.
Une année s’écoula et, ayant grandi, il était devenu un petit rameau portant quelques tiges.
 Il se rendit compte qu’il n’était pas un brin d’herbe comme il l’avait crû tout d’abord, mais un arbre et se mit à observer plus attentivement ses aînés.
Il les trouvait si grands, si beaux recouverts de leurs feuilles et de leurs fleurs ;
 il fût si émerveillé de voir toutes ces fleurs se transformer en fruits, il fût si attendri des soins attentifs que leur apportait le paysan, mais...
Mais, se regardant, il s’aperçut que son écorce ne ressemblait à aucune de celles qui les habillait,
 que ses branches n’avaient pas la même forme que les leurs.
 Alors, il eût peur, peur de n’être pas assez grand, peur de n’être pas assez beau, peur de ne pas porter assez de fruits,
 il eût peur que les autres, pommiers, poiriers, mirabelliers... n’acceptent pas sa différence et il décida de ne produire ni feuille, ni fleur, ni fruit.
C’est ainsi que les années passèrent, à chaque printemps, son tronc s’épaississait, s’allongeait, de nouvelles branches poussaient, mais... ni feuille, ni fleur, ni fruit.
Pour ne pas se trouver nu face aux autres, il s’était depuis son jeune âge laissé peu à peu recouvrir par un lierre grimpant,
 par des liserons et par des bouquets de gui : ne sachant à quoi il pourrait ressembler, il se couvrait d’une beauté qui n’était pas la sienne.
Le jardinier plus d’une fois projeta de le couper pour en faire du bois de chauffage, mais trop occupé par ailleurs,
 il remit chaque fois cette tâche à plus tard.
 Un matin pourtant il vint, armé d’une grande hache et commença par couper le lierre qui enserrait l’arbre.
 Du lierre, il y en avait tellement que cela lui prit toute la journée et qu’une fois de plus, il remit l’abattage à plus tard.
 Cette nuit là, un petit ver parasite piqua le liseron qui en mourut aussitôt et le lendemain, les oiseaux du ciel apercevant le gui vinrent le picorer.
Il ne restait plus de l’arbre au milieu du verger qu’un tronc et des branches : il ne restait plus que l’arbre au milieu du verger.
S’apercevant soudain de sa nudité et ne sachant par quel artifice la couvrir, il se décida enfin à laisser pousser tout au long de ses branches de belles petites feuilles d’un vert tendre, à laisser éclore au bout de chaque rameau de mignonnes petites fleurs blanches contrastant joliment avec le brun de la ramure et le vert du feuillage
Le paysan sur ces entrefaites revint avec sa hache et découvrant à la place du tronc inutile un magnifique cerisier,
 ne trouva plus aucune raison de le couper. Il le laissa donc, trop heureux du miracle qui s’était produit.
Depuis ce jour, l’arbre vit heureux au milieu du verger, il n’est pas comme les autres, ni plus beau, ni plus grand, mais tout aussi utile.
 Il a compris que ni la texture de l’écorce, ni le tracé des branches, ni la forme des feuilles, ni la couleur des fleurs n’ont d’importance : seuls importent les fruits qu’il porte et que nul autre que lui ne peut porter.
Aussi, tous les ans, à la belle saison, les enfants du paysan viennent avec une échelle et, s’éparpillant dans sa ramure,
 se gavent de ses fruits et le réjouissent par leurs rires.
N’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter, car nul autre ne pourra les porter pour nous, mais chacun pourra s’en nourrir.
 N’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter.
Car chaque fois que nous les refuserons, il manquera quelque-chose dans le monde ;
n’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter, car chacun d’eux permettra de faire grandir la Vie et l’Amour.
 
 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit